Dimanche 19 juillet 2009
LA LAVERIE
Haaa ! Le Japon, pays de
modernité et d’avancée technologique !Ca faisait un moment que je mourrais d’envie de prendre cette vieille laverie en photo, mais de peur de paraître totalement timbrée, j’ai attendu que l’occasion de me retouver seule dans cette rue se présente.
Cette petite laverie, totalement désuette, se trouve dans le quartier d’Hakushima, un quartier d’habitations individuelles où les commerces sont vraiment peu nombreux mais où je dois me rendre 2 fois par semaine pour faire corriger mes devoirs à l’école Kumon.
Je dis laverie, mais parfois j’ai des doutes : une espèce de hangard sans éclairage, avec des machines totalement dépareillées, datant je dirais des années 50 (?) posées ça et là sur des parpaings, des installations de plomberie et d’électricité douteuses. Je n’y ai jamais vu ni entrer ni sortir le moindre client, ni vu tourner la moindre machine. Je me demande vraiment si elles fonctionnent !
Il est pourtant inscrit sur le auvent « Coin Laundry – Pas cher – Rapide – Propre »...
Une petite pièce attenante (à droite), à la porte toujours grande ouverte, semble faire office de bureau d’accueil.
Le mobilier semble dater de la même époque que les machines, le fouttoir règne en maître, des posters et calendriers aux teintes délavées sont accrochées au mur. Et là pareil, jamais vu âme qui vive...
LA PANTOUFFLE DE PEPE ZAIMA
Au début du mois, Julien est revenu passé une
semaine à Hiroshima.Nous l’avons donc hébergé, mais un soir où nous sommes chacun rentré à des heures différentes, Julien, qui n’avait pas les clés, est sorti faire un tour au cyber café. Evidemment lorsqu’il a voulu rentrer se coucher, quelqu’un avait fermé la porte. Il a donc fini par s’endormir sur le palier.
Au petit matin, il fut réveillé par un Pépé Zaima* menaçant, brandissant une pantouffle comme un crucifix.
Réussissant de justesse à expliquer qu’il logeait chez moi mais que la porte était fermée, Julien fit de son assaillant un allier. Et en coeur, ils se mirent à taper à ma porte, Zaima l’aidant de son habituel « Koteru-san » rauque de vieux fumeur de Peace.
(* mon proprio)
Malheureusement, il était encore bien tôt et nous dormions à point fermés.
Lorsqu’un peu plus tard Julien réussit à entrer, il nous raconta la scène et nous montra la pantouffle que Pépé avait laissé sur le rebord de la fenêtre.
Pourquoi avait il laissé la pantouffle ? Etait-il redescendu chez lui à cloche-pied ? Cette pantouffle servait-elle d’arme pour faire fuir les intrus de l’immeuble ?
Nos diverses hypothèses restèrent sans réponse.
Le lendemain dans la journée, toc toc, « Koteru-saaaan ? »
Voilà Pépé Zaima qui venait me voir avec la fameuse pantouffle à la main en train de commencer à raconter l’histoire de la veille :
- Hier matin, j’ai trouvé votre ami là, allongé, j’ai été un peu surpris alors...
- Ha oui, pardon, on avait fermé à clé on l’a pas entendu
- Ha oui, bon... tenez, votre pantouffle, vous l’avez laissée là
- ... ???? Ben non c’est pas la vôtre ? c’est pas à moi cette pantouffle..
- Ha bon ? ben je l’ai trouvée là-haut sur la terrasse...
Le mystère de la pantouffle ne sera donc jamais élucidé...
LA FLAQUE D’EAU
Vous le savez peut-être déjà, mais lorsque des
travaux ont lieu sur la chaussée, même de tous petits travaux de rien du tout, le périmêtre est bouclé, encerclé de cônes et de bandes infranchissables, le chemin que doivent emprunter les
piétons est clairement indiqué par des flêches très visibles au sol, et 2 ou 3 agents voire plus (pour 2 qui travaillent vraiment sur le chantier) sont chargés d’indiquer à ces mêmes piétons, la
route à prendre, à l’aide de batons lumineux qu’ils agitent à grand moulinets tout en débitant à longueur de journée le petit speech d’explication.Des fois qu’on passerait tout droit en se jetant sous les marteaux piqueurs et qu’on tomberait dans le trou, ou qu’on serait pris d’un gros doute quant à la route à prendre : prendre son élan et faire un bon par dessus ? grimper aux murs pour contourner l’obstacle ? rebrousser chemin ?
Mais l’autre jour, ils ont fait plus fort !
Ils ont mis en place le même protocole pour une simple flaque d’eau sur un trottoir !!!!
Les cônes, les bandes, et l’agent tout en fluo qui invitait les piétons à contourner la flaque !!

On peut utiliser à peu près n'importe quel légume, mais
ceux qui reviennent le plus souvent sont le concombre, la daikon (radis blanc géant), l'hakusai (choux chinois), les carottes, les aubergines...
On peut, s'il on aime les plats épicés, ce qui est mon
cas, ajouter quelques rondelles de tôgarashi, une sorte de petits piments.
On émince le tout, on mélange...
Et ça là qu'intervient la poudre de perlinpinpin
(qu'est-ce qu'on a pu me faire avaler étant petite, en m'assurant qu'on y avait mis de la poudre de perlinpinpin..).
Je mets les légumes emincés et la poudre magique dans
un zyploc.
J'évacue l'air.
Fidèle à sa réputation de patron aimable comme une porte de
prison, il a fallu à Usshi, s'y reprendre à 5 fois pour que Naka-chan daigne se retourner, et nous faire un vague signe de la tête accompagné d'un espèce de "mrrrmhhmrrm" ronchon, nous indiquant
qu'on pouvait s'installer.
La clientèle, à 99,9% masculine semble être
principalement constituée d'habitués et de salaryman en fin de parcours nocturne. Les bières sont toujours ouvertes au tournevis et à l'intérieur, toujours pas de cendrier, on jette mégots et
cendres à même le sol.
Un passant qui a dégainé son portable pour me prendre
en photo.
Pas de menu, le patron ne vient pas prendre la commande, pas
plus qu'on ne la passe au comptoir. Il faut connaître le fonctionnement : on attrape ces petits billets disposés dans des pots sur le comptoir et l'on coche les plats que l'on désire. Les prix
n'apparaissent pas, cependant la surprise au moment de l'addition est toujours agréable.

Usshi, Ru (qui avait quand même enfilé son yukata
pour l'occasion) et Iyo
Susu
La petite Tsun, skateuse le jour
Notre boxeur Ricky sur la droite
Divagation entre les stands du matsuri au levé du jour (le
jour se lève vers 4h ici)
La terrasse de New York New York sous ses
branches d'oliviers, sur Namiki-Dori.

La grande terrasse du Blue Flat Cafe, en 1er
étage. C'est marrant on peut observer la rue de haut, mais l'endroit est un peu pouette-pouette... (comprenez par là le point de rendez-vous des jeunes shufu* bobo qui s'emmerdent entre
copines)
L'unique table de la terrasse du J Cafe, sur un gros
carrefour quoique relativement calme le soir. Mais ce bar est un peu à l'écart de notre centre névralgique et il n'y a rien autour. On y va donc que très occasionellement, voire même jamais pour
être honnête, ce soir là ce n'était qu'une petite étape sur notre route vers Kaiko's.
La très conviviale terrasse couverte de Choi-Choi
Ya, le resto de Shiho. C'est celle que nous fréquentons en réalité le plus. On sait qu'on y croisera toujours une connaissance, ça va ça vient, il y a toujours de l'animation et on s'y sent un
peu chez toi (soi, pardon). Elle se trouve au coeur d'Hiroshima, dans les rue très animées du quartier de Nagarekawa.





