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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 05:50
L’autre jour, je laissais un commentaire sur un blog dont l’article portait sur le racisme au Japon et rapportait une mauvaise expérience vécue avec un autochtone.
Dans mon commentaire j’expliquais que je ne niais absolument pas l’existence de telles expériences malheureuses, mais qu’en un peu plus d’1 an et demi sur le territoire, je n’avais jamais été victime ni témoin de racisme, ni de problèmes dans le genre, en tant qu’européenne en tous cas, pour les chinois et les coréens, c’est une autre histoire... J’aurais dû toucher du bois...
Bon, j’ai l’impression aussi que certaines personnes ont tendance à éxagérer , à généraliser trop facilement, à devenir paranoïaques, après une seule et unique mauvaise expérience.
J’ai parfois lu « les gens refusent de s’assoir à côté de moi dans le train», OK si l’expérience se répète à chaque fois, mais c’est peut-être aussi une erreur d’interprétation.
D’une part je n’ai jamais constaté ce problème, d’autre part il peut y avoir des tas de raisons pour lesquelles la personne préfère rester debout. D’ailleurs moi aussi, quand je peux éviter de m’assoir à côté d’un inconnu, qu’il soit japonais ou de n’importe quelle nationalité...
Ok, c ‘est pénible de se faire prendre 1 fois sur 2 pour un américain, mais à chaque fois que j’ai été à Barcelone, les japonais se faisaient systématiquement prendre pour des chinois « hey, chino, ni hao ! », en France un peu moins, mais c’est aussi arrivé quelques fois.
Il y a du racisme dans tous les pays, et le Japon n’en est pas exempté, mais de là à dire que c’est un pays extrêmement raciste faut pas pousser, nationaliste certes, mais racisme et nationalisme sont 2 choses différentes.
Enfin, malgré ce que je vais vous raconter par la suite, je n’ai pas changé d’avis à ce sujet.
Je reste persuadée que la vie d’un pakistanais arrivant à Londre, d’un maghrébin arrivant à Paris ou d’un turc à Munich est bien plus difficile au quotidien..

Voilà donc l’histoire :
Lundi soir, j’ai accueilli J., un français qui vient réaliser sa thèse au Japon pendant 3 mois et passe les 2 premiers à Hiroshima. Il a été mis en contact avec moi par le biais d’un ami, et m’a demandé de l’aide pour aller signer à l’agence le bail pour son appartement.
Mr I. de l’agence en question, ne parlant pas anglais, exigeait la présence d’une personne parlant japonais pour la signature du contrat et la remise des clés.

J. avait beaucoup de retard, son avion n’étant pas arrivé à l’heure prévue, et Mr I. attendait à l’agence. L’heure habituelle de fermeture était déjà dépassée, et il avait en plus un autre rendez-vous juste après. Ca partait déjà mal, j’étais un peu tendue, d’autant plus que la fille  qui avait trouvé cet appartement et organisé le rendez-vous depuis Tokyo nous avouait être un peu stressée par cette rencontre.

Je suis arrivée la première sur les lieux. Contrairement à ce que je m’étais imaginée, Mr I. était un petit minet de moins de 30 ans, avec coupe Pikachu / Rod Stewart, petit tailleur ceintré façon Host Boy, l’air très sûr de lui.
On a commencé à discuter un peu, puis comme ça l’air de rien, il me raconte que récemment il avait eut affaire à une famille d’indiens :
« Vous savez les indiens, ils utilisent pleins d’épices qui sentent bizarre.., ils font du curry toute la journée dans la maison. C’était toute une famille, ils nous ont rendu l’appartement dans un état ! ça puait le curry, les murs étaient marrons tellement ils avaient dû en cuire toute la journée, c’était dégeulasse » m’expliqua-t-il sur un air de connivence et de dégoût.
J’étais un peu surprise qu’il me raconte ça.
Ca commence bien...

J. n’arrivant toujours pas et Mr I. étant un peu pressé, il commence à sortir les papiers, à me donner des explications sur les règles à respecter dans l’appartement. Puis me demande de remplir des cases : mon nom, mon adresse, mon téléphone portable, sur le contrat. J’étais un peu étonnée, je pensais seulement être venu servir d’interprète.. Il me dit que c’est obligatoire, qu’on ne peut pas remplir un dossier seulement avec une personne ne parlant pas japonais, et qu’en conséquent je devenais garant ou référent.( !?)

Puis il me demande de remplir les infos concernant J., je lui réponds que je ne connais pas son nom. Il commence à prendre un air un peu inquiet, je lui explique que je n’ai jamais rencontré J., que c’est un ami d’ami.
Il poursuit en me demandant son numéro de téléphone, je lui explique que J. vient à peine de descendre de l’avion et qu’il n’a pas encore pu s’équiper mais qu’il le fera certainement au plus vite. D’un air de plus en plus suspicieux, il m’explique que « oui mais bon c’est obligatoire ».

Là, je reçois un appel de J. d’une cabine, qui m’explique que son taxi l’a déposé au mauvais endroit, qu’il en reprend un, mais qu’en plus il a un gros souci : il a essayé de faire un retrait mais celui-ci étant plafonné à 50.000 yens journaliers, ce qu’il ignorait avant d’arriver, il n’a pas la somme totale demandée sur lui.
Là, les gouttes de sueurs commencent à me perler du front. Je suis face à un mec qui n’a pas l’air d’avoir d’opinions particulièrement positives vis à vis des étrangers mais une série de malchance, un concours de circonstances dont on n’est pas totalement responsable, fait qu’on ne va que renforcer ses à prioris.

J. arrive finalement en s’excusant de son retard, on fait les présentations, et arrive le moment fatidique du paiement où je dois lui annoncer le plus délicatement possible qu’il manque une partie de la somme.
Là, le mec déjà nerveux, explose littéralement : grand soupir, il se prend la tête entre les mains en disant « je suis dans la merde, je suis dans la merde...* » avec tout le visage qui tremble de manière assez théâtrale.
Il nous regarde alors droit dans les yeux et nous balance : « haaa, c’est vraiment les différences de culture.. on peut VRAIMENT pas (vous) faire confiance » (« vous » désignant évidemment tous les étrangers, la phrase n’était pas construite de cette manière en japonais, mais le sens était le même )
Je n’ai pas pas pu m’empêcher de le reprendre et de lui demander de ne pas mettre ça sur le dos des différences culturelles, qu’on savait que l’on était en tort, que l’on s’excusait infiniement, mais que J. ignorait cette limitation de retrait depuis les banques japonaises et qu’il ne pourrait retirer que le lendemain.

Evidemment, attitude totalement proscrite au Japon : avoir réponse à tout (la colocataire avec laquelle ça ne passait pas très bien l’année dernière m’avait reproché la même chose, tout se passait en revanche parfaitement bien avec la 2ème colocataire, qui expliquait nos mésententes par le fait que nous soyons toutes les 2 de groupe sanguin O, ce qui nous rendait têtues**...).
Dans la même situation, un japonais aurait sûrement déballé les formules de politesses ad equat, les courbettes à angle parfait, réalisées dans un timing parfait. Ce que je ne sais pas faire. De plus je ne maîtrise absolument pas le langage de politesse japonais, assez complexe, ayant appris sur le tas, ce qui me met dans une situation encore plus délicate à ce moment là.

Dans l’idéal, selon la version "Nadine de Rotschild au pays du Soleil Levant" (c’est-à-dire que ça ne se passe certainement pas toujours ainsi dans la réalité), et d’après ce que m’avait expliqué mon copain, lors d’un conflit, l’un des 2 protagonistes se doit de prendre les fautes sous sa responsabilité et de dire 情けない : nasakenai : je suis lamentable, pitoyable, honteux. Là où on aurait, il me semble, plus tendance à avoir le dernier mot en France.

Mr I. avait tout à fait raison de se mettre en colère, ce n’est pas ça que je remets en question, mais ce qui ne me plaisait pas c’est qu’il fasse l’amalgame « étranger = voyou, malhonnête, indien = sale, etc.. ».
Et puis il fallait bien que je lui fournisse des explications.
(Je mourrai d’envie de lui raconter que justement, on venait de virer de mon école une élève japonaise, une femme assez bizarre d’une quarantaine d’années qui avait manqué plusieurs fois les rendez-vous pour venir payer, avait réservé puis annulé des tas de cours, et avait par dessus le marché donné un faux n° de téléphone et une fausse adresse mail.)

Tandis qu’il continuait à nous dire qu’on le mettait dans la merde, qu’on avait rompu la promesse, que c’était toujours problématiques avec les étrangers, etc.. j’essayais de trouver des solutions : que J. dorme à l’hôtel cette nuit et qu’il revienne le lendemain avec la somme complète pour récuperer les clés, par exemple. « Non, non, non je vous donne les clés aujourd’hui... mais je suis dans la merde... pfff ». Problème sans issue, impasse, ça me faisait vraiment penser aux disputes avec ma colocataire l’année dernière.

Je lui propose alors que l’on ré-essaie de retirer, plus pour lui montrer notre bonne volonté que dans l’espoir d’y parvenir. Au retour du 7/11 je lui explique à nouveau que ça n’a pas été possible, que les retraits sont limités à une somme journalière ce à quoi il me rétorque avec un regard méprisant « et alors, moi je peux bien retirer 500.000 yens par jours » « Oui, parce que vous êtes dans une banque japonaise ».
Il a fini par nous laisser les clés, et accepter que J. revienne donner le reste de la somme le lendemain, en nous disant qu’on avait vraiment de la chance d’être tombés sur lui, que dans une autre agence ça ne se serait pas passé comme ça...

Voilà, sur le coup j’étais vraiment énervée, peut-être encore plus du fait qu’il soit jeune, non pas que j’excuserais plus facilement un vieux mais je me serais dit « laisse tomber ». Evidemment sous la colère, j’étais presque tentée de penser « ils avaient raison, les japonais bla bla...». Puis quelques minutes après, je me suis reprise et me suis dit qu’il ne fallait surtout pas que comme ce Mr I., je fasse une généralité d’un cas particulier, qu’il n’engageait pas tout le Japon dans sa connerie personnelle.

D’ailleurs on a passé un très bon moment ensuite à discuter au comptoir d’un petit resto à ramen avec la serveuse, une petite vieille adorable dont la fille a appris à chanter l’opéra en Italie, du Verdi nous a-t-elle précisé, en nous faisant une imitation très comique de chant d’opéra. Lorsqu’on s’est levés pour partir, elle a fait le baise-main à J. tellement elle le trouvait beau avec son air italien. Elle avait l’oeil, J. a réellement des origines italiennes.



* Je traduis « je suis dans la merde » pour faire plus court ; mais il disait en fait 困りました: komarimashita : ça me met vraiment dans l’embarras, dans une mauvaise situation, ce qui n’a rien de grossier.

** Ici Madame Soleil parle de groupes sanguins, et s’en balance des signes du zodiaque.

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commentaires

Clarence Boddicker 11/02/2009 04:29

Bah, vois au moins le bon côté des choses, tu as au moins UN bad boy japonais à me proposer...

Quoique, en y regardant de plus près, ça t'es jamais venu à l'esprit d'en vouloir à ton copaing ami d'un ami ?

Le côté franchouillard (et italien, il cumule !), bordélique et en retard, je connais assez bien, seulement je pensais qu'avec tes nombreux mois passés avec des autochtones dans leur milieu naturel, tu aurais compris que c'est bien le genre de situation qu'ILS ont du mal à apprécier.

Alors avant de jeter l'anathème sur le méchant raciste et (ôh tâche ingrate) commercial japonais qui ne goûte pas le curry indien (le pauvre, il ne sait pas ce qu'il manque), qui a pris sur lui d'attendre des plombes, pour enfin avaler des couleuvres (euh, mon avion est en retard, suivi du laconique "le taxi s'est gouré", et last but not the least "bah, euh, j'ai pas l'argent sur moi parce que j'ai pas eu le temps de retirer assez et que les banques ici elles sont méchantes, ma visa marche pas !) et tout ça pour au final une conclusion "heureuse": L'odieux commercial a finalement remis les clés alors que le compte n'y était pas, et que les informations étaient pour le moins "hasardeuses". Et tout ça en restant poli. C'est pas Schillinger de la série OZ qui aurait dit: " 困りました " !

Tu veux savoir comment le rendez-vous d'un japonais qui fait la même chose à Paris se termine ?

Je suis charitable, je te le dis quand même:

Ca se termine sur une porte close, une agence qui met son dossier à la corbeille, le blacklistant d'emblée et un commercial très désagréable qui lui raccroche au nez sur un très sec: "Non mais môsieur, le propriétaire m'a engueulé et j'ai des rendez-vous moi, j'ai pas que ça à foutre moi !".

T'as vu, elle pas plus belle la vie dans notre "beau" pays: la France !

Remarque, je suis un peu comme toi, parfois, j'adore reporter sur l'autre, et en général l'autochtone, toute la connerie du monde ! Ca me permet en général d'évacuer, et puis après, j'écoute Michel Sardou, histoire de me calmer...

Zen quoi !

Clarence, un gaijin qui prévoit un minimum

jud3030 11/02/2009 06:09


Pas faux ce que tu dis, ça va même plutôt dans le sens de ce que je disais, je sais bien qu'on était pas dans une super position (même si ce n'était pas des excuses), et qu'au final ça s'est
carrément bien terminé malgré tout ça.

J'avais écrit ça pour relever les petites réflexions, que je trouve pas si anodines. ("les différences de culture", "les étrangers ça pose toujours des problèmes"), il était en droit de nous
pourrir (on a jamais nié être en tort) mais pas forcé d'utiliser ce genre d'arguments..
C'était "nous, ce jour là" pas "tous les français"

C'était bien le but avec cet article de dire : voilà le "pire" que j'ai vu pour l'instant, se rapprochant du thème du racisme, et c'est pas grand chose, alors ceux qui crient au Grand racisme au
Japon, ils me font doucement marrer...

conclusion il fait meilleur être français au Japon, que black au Texas...

Abuse pas trop de Sardou quand même..



xeen 09/02/2009 20:33

M'en tape, j'suis une pute pourtant insoumise.
D'ailleurs j'remets en doute l'état de mes murs, malgré ma carte d'id françoise ; odorants et opaques, couverts de semence mâle - foutre aromatisé à l'asperge, et autres mélange d'ail, escargot, oignon et ciboulette.
Tout un roman graveleux. Des strates de gènes à exhumer !
Y'a même un petit Jésus dessiné dans un coin de ma cuisine. Magnifique. La poussière s'y agglomère d'une manière toute poétique.

Les "immigrés" ce sont des gens comme moi, quoi. Seulement on leur donne un "nom".
Comme moi, toi, nous, ils sont odorants et opaques. La connerie elle, itou, se partage aussi bien que ce sentiment bête d'être "hors catégorie", d'avoir tout compris à la vie, et de croire qu'on est en dehors du lot .
Que l'on ait l'honneur de naître à Pétaouchenoque ou l'horreur d'être de Sussargues.
On a tous poinconné notre ticket d'entrée.
Alors les cases, bourdel. Rien à cirer !

(ps désolée pour le vocabulaire fleuri Judith)
(c'est sans doute le prénom de Robert, ça m'évoque de vieux fantasmes moustachus)

jud3030 10/02/2009 04:36


écoute, je suis plutôt d'accord avec ce que tu dis, d'ailleurs l'exemple que je donnais (notre élève japonaise malhonnête à l'école) prouve bien qu'il n'y a pas d'équation entre étranger=malhonnête
(ce qui n'était pas vraiment notre cas en plus) et japonais=honnête..
donc ces étiquettes ne marchent que pour ceux que ça arrange..

au contraire, c'est un plaisir de lire tes commentaires !


Robert Patrick 09/02/2009 11:03

Désolé d'être un nazi qui s'affirme, mais vous remettez donc en doute le fait que les Indiens avaient vraiment rendu un appartement qui puait le curry avec des murs dégueulasses ?
S'il faut éviter de généraliser, il faut aussi regarder la réalité en face : faire comme si on ne voyait rien de peur de passer pour un raciste, c'est ce qui a pourri la France. D'un côté on n'ose pas dire que les immigrés ont un comportement incompatible avec notre république laïque, d'un autre on accepte des associations comme "ni putes ni soumises". Ok, donc on n'a pas le droit de dire que les maghrébins se comportent en France comme au bled avec les nanas, mais on accepte des manifestations des nanas qui le disent.
WHAT.THE.FUCK ?!

En revanche, la saleté n'est évidemment pas l'apanage des étrangers. Ils avaient cette émission au Japon sur les Japonais qui ne sortaient pas leurs poubelles et leurs appartements en étaient devenus invivables, les mecs vivaient dans 2m², tout le reste de l'appartement étant blindé d'immondices.
Donc les Japonais ils parlent beaucoup d'hygiène, mais quand tu rentres dans leurs apparts, c'est pas toujours très soigné (euphémisme)...

jud3030 10/02/2009 04:28


Non, c'est peut-être vrai que cette famille d'indiens avait remis l'appart en sale état (la description me semblait quand même exagérée, enfin pourquoi pas) mais avoue que ce n'était pas anodin
qu'il raconte ça, et que ça voulait clairement dire "TOUS les indiens sont comme ça", "c'est PARCE qu'ils sont indiens qu'ils ont tout salopé", alors que peut-être 10 autres familles indiennes
auraient rendu l'appart nickel, ou qu'une famille japonaise aurait pu le rendre dans un état pitoyable (la preuve, tes mecs qui sortent pas les poubelles)
Si une famille japonaise avait rendu l'appart pourri, il n'aurait pas dit "c'est parce que vous êtes japonais", si un mec maltraite sa femme en France (et il y en a!) tu n'expliqueras pas ça par le
fait qu'il soit français, de même si on n'a pas pu apporté la somme complète à l'agence le 1er jour, ça n'avait aucun rapport avec le fait qu'on soit français.
D'ailleurs, je serais curieuse de savoir combien de fois il a eut affaire à des étrangers pour affirmer qu'"on ne peut jamais avoir confiance en les étrangers", "que les étrangers posent toujours
des problèmes", en France ce sont les régions les moins touchées par l'immigration qui sont le plus racistes, et enregistrent les plus gros taux de vote FN...

Même chose, il y a des immigrés qui ne savent pas d'adapter et n'ont pas un comportement compatible avec nos république laïque comme tu dis, mais les généralisations font que ceux qui se comportent
très bien et savent s'adapter (et ils sont nombreux) souffriront de préjugés.
Il n'est pas question de fermer les yeux sur quoi que ce soit.
Ce qui me gêne dans le discours de cet agent, comme dans le tien, c'est le "LES" à la place de "certains".
Je pense qu'un discours, s'il est rationnel et objectif n'a aucune raison d'être pris pour raciste.

2 bons bouquins (linguistique et proxémique, et pourtant..) pour comprendre les problèmes engendrés par l'immigration, et les raisons auxquelles on ne pense pas "La dimension cachée" Edward T.
Hall, "Le langage silencieux", même auteur.



xeen 08/02/2009 13:30

Pas méchant, mais troublant.... c'est bien le racisme banal et "ordinaire" qui est le plus dangereux, il s'installe confortablement, à petits pas, et devient norme acceptable.
Les gros nazis qui s'affirment, on a beaucoup moins de mal à les contrer que notre voisin commercial (j'insiste) qui déblatère des lieux communs tirés du Pernaut de midi (pas le pastis, l'Icône mâle des discours poujadistes décomplexés).
Et tout ça, avec des yeux et un sourire désarmants de franchise.
Et si tu tiques, cherche à le contredire ou prends de la distance avec ces sentences toutes faits - son réflexe de défense prévisible ; "oh, mais je ne suis pas raciste, j'ai un ami algerien/noir/rouge/femme/enfant/communiste/martien.
Pouah.
Les hommes aiment les cases - je retourne dans la mienne
Et n'oublie pas de te porter bien !

xeen 05/02/2009 19:25

Ah ! Racisme tu dis ?
Allons allons.
Mais tu as juste croisé le-chemin-d'un-Commercial... (ouais bah, un agent immobilier c'quoi ?).

Mon sale caractère de je-sais-tout-puante (O négative) me dit qu'ils sont "comme ça" partout dans le monde. Les quelques exceptions qui échappent à la malédiction on vite fait de changer de métier.
Tâter du flouze et opter pour tous les raccourcis moisis pour se faire mousser / dès qu'ils sont en situation d'inconfort ; voilà leur expertise.
Grumbl.

Il a eu son appartement, monsieur J., finalement ?

jud3030 06/02/2009 07:28


Du racisme (xénophobie aurait peut-être été plus juste) pas bien méchant en effet, mais dès le moment où on explique des problèmes par l'origine de la personne et qu'on déballe des clichés tels que
indiens = sales et puants, je trouve que ç'en est quand même.

Ouai il a eut l'appart, il est retourné le lendemain à l'agence apporter la somme manquante et il a eut de la chance, Mister I. n'y était pas.

Sinon, je crois quand même que l'attitude de cet agent immobilier était particulière, c'était le premier à qui j'avais affaire mais les commerciaux ou vendeurs ici ont beaucoup moins ce côté
requin, agressif


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