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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 10:40
jud à Hiroshima jud à Hiroshima jud à Hiroshima

Boeuf, seiche, poulet et crevettes (encore vivantes) arômatisés à la citronnelle et autres sauces épicées et accompagnées de délicieux légumes (comme des feuilles d'ail, etc..) sur la terrasse d'un immeuble.

jud à Hiroshimajud à Hiroshima

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 10:30
jud à Hiroshima

Le temps n'était pas terrible ce jour-là, gris, pluvieux et venteux mais par jour ensoleillé, ce restaurant sur les bords le la Rivière Saigon, un peu à l'extérieur du centre ville doit être assez agréable. C'est là que Edge et Rebecca viennent habituellement prendre leur brunch le dimanche.

jud à Hiroshima jud à Hiroshima jud à Hiroshima jud à Hiroshima jud à Hiroshima jud à Hiroshima
Tout ce que j'ai mangé à Saigon, que ce soit cuisine vietnamienne, asiatique ou européenne était délicieux (quoiqu'un peu moins sur le Mékong), mais en cuisine européenne celui-ci était le meilleur, bien que simple et sans être de la gastronomie. Un poil plus cher que les autres mais ça reste ridicule. Le chef est anglais.
D'ailleurs je n'ai jamais mangé de cuisine européenne si bonne et si variée au Japon, c'est toujours décevant.. ou c'est peut-être tout simplement que pour la même qualité il faudrait débourser un bras ?
J'ai l'impression qu'ici on trouve également beaucoup plus de produits étrangers (enfin je vais pas le crier trop fort sinon mes voisins vont me rabâcher une fois de plus que "oui mais le Japon c'est une île, alors on peut rien importer, bla bla..."

jud à Hiroshima
Risotto asperges / artichaut

jud à Hiroshima
Canard

jud à Hiroshima
Curry de lentilles

jud à Hiroshima
Baby potatoes aux herbes vietnamiennes

jud à Hiroshima jud à Hiroshima jud à Hiroshima
Agrandir le plan Google Maps

The Deck Saigon Restaurant
38 Nguyễn Ư Dĩ, Thảo Điền, Quận 2
Thành Phố Hồ Chí Minh, Vietnam
(037) 446 632

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 10:20
L'après-midi, Edge et Rebecca nous ont emmené dans les magasins qui revendent des baskets et quelques autres marques de chaussure sorties d'usine pour environ 20$. Je n'ai rien trouvé pour moi, ou alors pas à ma taille.

jud à Hiroshima jud à Hiroshima jud à Hiroshima
Quand on fait du shopping ici, on finit par se demander si les vendeurs / vendeuses ne vivent pas dans leur boutique. Certains mangent, d'autres se coupent les ongles des doigts de pieds ou se font la manucure devant les clients, l'air tranquille et se baladent la plupart du temps pieds-nus.

jud à Hiroshima jud à Hiroshima

Dans ce supermarché, le rayon "café" était envahi de Japonais si bien qu'il y avait des conseillères / vendeuses parlant le Japonais.
Aux caisses, comme dans pas mal d'autres endroits d'ailleurs, les caissiers n'étaient franchement pas sympas, mais là je crois que c'était le pire de tout, celui de notre caisse l'air excédé, hurlait sur les touristes qui ne comprenaient pas ou qui peinaient à compter leur monnaie. J'ai cru la petite japonaise devant nous allait se mettre à chialer.
Après ça on relativise un peu la réputation de mauvais accueil qu'a Paris. Je pense que Paris / Ho Chi Minh c'est kif-kif..
A l'inverse, quand on revient au Japon, on se demande s'ils n'en font un peu trop (c'est booon, bordel, abrège les courbettes j'ai pas que ça à faire !)
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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 10:10
jud à Hiroshima
Edge, qui au dernier moment a décidé de se déguiser est descendu à la réception emprunter un uniforme aux gars de la sécu, et a joué malicieusement son rôle un peu partout, dans la journée il avait déjà tenté le coup en essayant de louer un uniforme à un taxi mais ce dernie, mort de rire et gêné à la fois, avait refusé..

jud à Hiroshima
Pendant qu'Edge et Rebecca se rendaient à une réception familiale au rez-de-chaussée de la Centec Tower, Daiji et moi avons mangé au dernier étage, au SHRI Restaurant  & Lounge ( Rooftop, Centec Tower, 72-74 Nguyen Thi Minh Khai, Q1  Thành phố Hồ Chí Minh, Vietnam (08) 3827 9631) 
 
 
jud à Hiroshima jud à Hiroshima jud à Hiroshima
Le restaurant proposait quelques plats japonais et Daiji avait choisi des Nabe Yaki Udon mais a été plutôt déçu. De mon côté, j'avais pris aubergines, courgettes et poivrons grillés au fromage de chèvre et un steak de thon. Pas mal mais pas exceptionnel non plus.

jud à Hiroshima jud à Hiroshima jud à Hiroshima
En revanche le restaurant vaut le coup pour sa vue et sa jolie terrasse sur laquelle nous aurions bien aimé manger, et le choix des vins et alcools avaient l'air assez impressionnant, mais comme nous n'avions que 30 minutes devant nous...

jud à Hiroshima
Daiji a ensuite passé des disques pendant 1h à Vasco's pour la soirée Halloween.

jud à Hiroshima jud à Hiroshima

Jase est vietnamien, organisateur de soirées et DJ à Saigon et en Asie. Des amis nous avaient parlé de lui à Paris et voulaient nous donner ses coordonnées mais finalement on ne l'a rencontré que le dernier soir en coup de vent. Nous avons dû partir à l'aéroport vers 23h30.

Bien que très speed (4 jours / 3 nuits) et concentré sur une seule ville, notre escapade au Vietnam nous a vraiment plu et il y a beaucoup d'autres choses que nous aurions aimé faire (d'autres quartiers : nous ne sommes restés quasiment que dans le District 1, nous avons aperçu par la fenêtre du bus ou du taxi des quartiers plus populaires, colorés, avec plus de verdure), nous aurions aimé visité le musée de la guerre, aller se faire masser; goûter plus de cuisine vietnamienne et de fruits exotiques inconnus...
C'est une ville où on se sent en sécurité (c'est l'une des raisons pour lesquelles Rebecca ne veut pas rentrer en Angleterre) et où à part dans le marché de Ben Thanh on ne se fait pas particulièrement embêtés en tant que touriste. On m'a expliqué qu'en plus de la police, une sorte de police non-officielle veillait à ce que les touristes ne soient pas emmerdés.
Ceci dit, ce n'est pas un pays où j'aurais spécialement envie de vivre, il me semble difficile de sortir du ghetto des expats quand on est étranger et de s'intégrer, le niveau de vie des vietnamiens et des étrangers étant bien trop différent, à moins peut-être de rencontrer des vietnamiens aisés mais bon..
Je n'ai pas rencontré un seul étranger parlant vietnamien (en dehors des quelques mots pour se faire comprendre des taxis et serveurs), ce qui ne veut pas dire qu'il n'en existe pas, mais ça doit être bien plus rare qu'au Japon, ce qui avait d'ailleurs frappé Edge et Rebecca lors de leur prmière visite à Tokyo cette année.

[Petite parenthèse d'ailleurs : on entend tellement souvent dire "le Japon, c'est une autre planète" qu'on fini par ne plus y prêter attention, ou penser que c'est la phrase bateau du fan du Japon, mais au cours de ce 1 mois en France et au Vietnam, je l'ai encore entendu dire par des gens qui ont vécu longtemps en Asie et connaissent de nombreux pays asiatiques, par des asiatiques eux-mêmes, par une amie coréenne à propos de sa première visite au Japon lorsqu'elle vivait encore en Corée, il y a donc sûrement un peu de vrai dans cette remarque, tout du moins ne s'applique-t-elle pas qu'aux obsédés du Japon ne connaissant rien d'autre du Monde.
En ravanche, "Le Japon, pays de contraste entre modernité et tradition" je vois moins... franchement c'est beaucoup plus frappant au Vietnam par exemple où l'on passe d'un quartier où les gens vivent encore à une autre époque à un quartier de tours de verre et d'énormes centre commerciaux à la pointe...]

C'est peut-être mon plus gros regret dans ce court voyage, n'avoir pas vraiment découvert le quotidien des habitants, n'avoir pas vraiment communiqué avec eux, ce que j'avais pour l'instant toujours réussi à faire dans les pays que j'avais visité, même dans des petites villes reculées de Turquie ou de Bulgarie.
Mais sinon, bien qu'un peu court, bilan très positif et une envie ravivée de voyager, de découvrir de nouveaux pays en particulier en Asie.
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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 10:37

Je ne vais pas entretenir ce blog pendant que je suis en France, mais si vous voulez suivre un peu ce qu'il se passe ici (je doute que ce ne soit très intéressant pour vous mais bon..) vous pouvez toujours vous rendre sur mon blog japonais à cette adresse http://www.hiromag.com/blog/jud.html (c'est principalement écrit en japonais, mais je traduis les long passages en français).

Vous trouverez d'ailleurs les blogs de nombreux amis d'Hiroshima, sur Hiromag

 

PS : et c'est écrit en japonais par un cochon andaloux souffrant d'alzheimer, alors je demanderais au japonisants d'éviter de lire les parties en japonais, merci !

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Published by jud3030 - dans ヨーロッパ
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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 15:01

 



Notre tokyoïte Yoshi a enfin sorti la dernière issue de son magazine DUMB, le n° 4, soit 2 ans après la sortie du n°2, pfff  n'importe quoi moi, du n°3....

Il a également collaboré à la création d'un T-Shirt chez Kulte.


Son blog c'est ici :

http://dumbwithyou.blogspot.com/

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 11:04
_ Ouiiii ! et je vous ai ramené une  belle surprise cette fois-ci !!

J'ai nommé... LE FRUIT A NICHONS !!

jud à Hiroshima

Ces fruits ou légumes, c'est flou, qui décoraient le comptoir de Last Tango in Paris sont connus sous divers noms :

- フォックス・フフェイス(fox face)/ キツネの顔 : Tête de renard
- ツノナス(角茄子) : Aubergine à cornes
ou bien encore : ニップル・フルーツ(nipplefruit ): le fruit à tétons

En effet comme l'a si bien dit le serveur, Satoshi : 「おっぱいみたい」 on dirait des nénés...
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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 11:32

 



J'aurais jamais pensé mater jusqu'au bout une vidéo 8min30 de skaters qui montrent leur fesses, mais là, ça défonce tout !!
Les C-boys, de Kure 呉
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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 16:49
Tama a ouvert aujourd'hui même son nouveau salon de coiffure : TAMA HEAD SALON.
J'ai donc créé pour elle un logo, une carte de visite, une carte de magasin, une carte à point et un motif pour un sticker qu'elle a collé sur les portes d'entrée du salon.

jud à Hiroshima jud à Hiroshima jud à Hiroshima jud à Hiroshima jud à Hiroshima jud à Hiroshima


〒730-0032 広島市中区立町6−3APEXビル3・5F(4F) TEL (082)236-3604
6-3 Tate-machi APEX Building 3,5e étage (oui, oui, 3ème étage et demi !)


Pour l'impression des cartes, nous avons fait appel à KING PRINTERS, imprimeur en ligne situé à Osaka, et nous avons été très satisfaites de la qualité d'impression. Le site a également une version anglaise, et les explications sur les règles à respecter pour les fichiers envoyés sont très complètes. Ils envoient également un dossier contenant des samples de tout ce qu'ils proposent en terme de papiers, découpes, etc...


Les stickers ont été imprimés et découpés par 久保開作 (Kubo Kaisaku) de CAY ART TRICKS. Vous pouvez voir son blog ici et son portfolio ici (graphisme, illustration, etc..)

Daiji a également participé, il s'est occupé de la peinture des murs.
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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 11:36

Traversant récemment une période de pleine motivation dans mon apprentissage du japonais, mais également par curiosité, je poursuis mon visionnage intensif de dramas.

Un pan de la culture populaire japonaise que j’avais jusqu’ici totalement laissé de côté, comme je vous l’avouais récemment, et auquel on m’a suggéré de jeter un coup d’oeil.


On pourrait se demander où réside l’intérêt, sachant que je vis sur place, au Japon, mais en réalité, je passe surtout mes journée seules à bosser devant l’ordi, n’ai que peu l’occasion de croiser Daiji à la maison et le reste, ça se limite aux soirées (souvent alcoolisées) avec mes amis.
Regarder des dramas (dont les dialogues sont quand même en général moins complexes que ceux des films) me permet d’une part d’avoir accès à différents niveaux de langage, différents types de situations ou de catégories socio-professionnelles mais aussi de mieux me concentrer, de pouvoir faire pause, réécouter, revenir en arrière.

Je profite donc de cet article pour vous faire part de mes 1ère impressions sur le sujet.

Alors déjà, j’ai un peu du mal à concevoir que les amateurs de ce genre soient vraiment objectifs : que l’on regarde des dramas pour voir un bout de Japon, des paysages, des rues, des intérieurs, pour découvrir le pays, la vie quotidienne, etc.., ou par nostalgie pour ceux qui ont déjà pu s’y rendre, parqu’on a 16 ans et qu’on tripe sur Yamapiiiii !!!! OMG mdr lol (j’ai pas encore saisi, OMG ? Oh my God ?? – Note : Yamapi, surnom donné par ses fans au jeune acteur/chanteur/homme-à-tout-faire Yamashita Tomohisa de l’écurie Johnny’s ... c’est que j’en ai appris des choses en 15 jours), ou bien encore pour l’intérêt linguistique, soit.. mais pour l’intérêt purement « cinématographique » si je puis dire... non, vraiment. On va sûrement venir me taper sur les doigts en me disant que je n’ai pas encore suffisamment fait le tour des dramas et que je ne suis pas encore tombée sur les pépites du genre, OK, dans ce cas-là tant mieux, je viendrai ensuite m’excuser à plat ventre.

Ceci dit tout n’est pas à jeter non plus. Je n’ai pas, comme vous le verrez au cours de mon développement, une opinion radicalement négative sur ce qu’est le drama.

 

 

J’ai commencé à suivre il y a quelques jours les épisodes de « My Boss – My Hero » qui cumule les critiques élogieuses de parts et d’autres, et pas seulement sur les blogs de midinettes : « hilarant, époustouflant, l’un des meilleurs dramas de l’année 2006, un casting hors-pair.. » et j’en passe.

 

L’histoire : Makio, 27 ans, le fils aîné d’un chef de clan Yakuza, quasiment illétré et particulièrement idiot est contraint de retourner au Lycée pour passer son bac, en se faisant passer pour un élève de 17 ans, sans quoi il ne pourra prendre la relève du clan à la suite de son père.. j’en entends déjà qui ricanent au fond, mais laissons de côté l’invraisemblance du pitch. D’abord c’est une comédie, puis une idée de scénario à priori foireuse peu parfois donner lieu à une perle, voire un objet culte. L’inverse est également vrai.

 

Alors « hilarant ».. mouai, c’est drôle, parfois on sourit, certaines scènes provoquent même un léger hoquet de fou-rire, mais c’est plus souvent dû a l’effet de surrenchère « non ! ils ont osé ?!! », à l’effet gag-pouêt-pouêt qui fait rire malgré soi.

 

 

 

 

Alors, y a de bonnes idées : les « partages en sucette » loufoques et décalés comme la course au pudding, le lycée transformé en champs de bataille pendant la rupture de stock, ou Makio qui surgit, déguisé en super héro type ultraman avec voix de liliputien modifiée à l’helium, collants et cape rouge et jeu de bras ultra-rapides typiques de ce genre de personnage (là j’avoue que je n’ai pu retenir un fou rire nerveux et bien gras, mais qui aurait été décuplé si j’avais 17 ans et que j’étais avec 3 potes en train de fumer des joints, vous voyez ? le genre d’humour à prendre au 12e degré), les gestuelles totalement éxagérées empruntées aux animés, quelques jeux de mots et quelques situations, mais voilà.. toutes ces idées sont mal exploitées, comme beaucoup d’autres choses dans ce drama, ils ne savent pas s’arrêter au bon moment, et finalement ça devient lourd, ça se noie dans un fleuve de blagues niveau collège sans inspirations, des gags vus et revus, trop classiques.


Les mimiques et les grimaces de notre anti-héro, ça aussi, ça aurait pu être bien, mais ça ne fonctionne pas ou que très rarement malheureusement, ça aurait pu être un bon filon mais ça ne colle pas à l’acteur choisi pour interprêter le rôle. N’est pas Louis de Funès ou Jim Carrey qui veut.


Les passages (pincez-vous le nez pour lire la phrase qui suit) « attention, voici la minute de morale et de leçon de vie avec musique émouvante »... pfff, voilà quoi. Sans compter la vioque en blouse qui vient en rajouter une couche insupportable au cas où on n’ aurait pas bien compris et la tête-a-claque de Jun, faire-valoir et camarade de classe de Makio censé représenter les valeurs opposées à celles de ce dernier.


Les flash-backs aussi subtiles qu’inutiles. « Ho ! C’est vrai y a la fille qui lui a dit « tu as changé » ce matin, soit 2 min 17 avant dans l’épisode, et le copain de classe qui lui a aussi dit « Makio, je trouve que tu as changé » en début d’après-m, soit 1 min 15 avant, et là – attention, c’est complètement dingue !! - la conseillère d’orientation qui lui dit ENCORE « Makio, tu es en train de changer ». Que de coïncidences !! Qu’a donc voulu nous transmettre l’auteur ? Je sens que ça frétille au niveau du cerveau...


Passons le manque total de crédibilité des yakuzas, mais on ne leur en voudra pas trop, comme je l’ai dit c’est une comédie légère.


Au niveau de l’interprêtation, rien de spécial à signaler, ce n’est pas spécialement mal joué, mais pas non plus de quoi casser 3 pattes à un canard, il faut dire que vu les rôles qu’on leur attribue, c’est plutôt difficile de tirer son épingle du jeu en tant qu’acteur. Nagase Tomoya, dans le rôle de Makio n’est pas mal, je ne pense pas que ce soit un mauvais acteur, mais je pense plutôt qu’on l’a mal dirigé, qu’on lui a demandé de volontairement en rajouter 3 couches, et suivant les moments ça passe ou ça casse complètement.


Donc au final, bon on sent qu’y a du potentiel, ça se regarde malgré des longueurs mais je trouve surtout dommage qu’ils n’aient pas joué plus à fond la carte du loufoque et des bouffées de délire qui rappellent un peu « Parker Lewis ne perd jamais » ou « Le collège fou fou fou », quelques unes de ces séquences sont d’ailleurs pas trop mal filmées (les scènes collectives avec ralentis et effets). Plutôt que s’éparpiller dans la romance et les séquences « morale et bons sentiments », ils auraient dû se concentrer sur cet aspect-là.


Ca s’adresse donc pour moi un peu trop à un public d’enfants ou de jeunes adolescents. Ensuite ça ne tient pas vraiment en haleine et la trame est un peu trop prévisible. Une bonne note cependant au générique d’intro, ultra-cheap, nintendo (pas la musique , hein les images).


Passons à Ikebukuro West Gate Park. Une histoire qui se passe comme son nom l’indique dans le quartier d’Ikebukuro, où s’affrontent 2 gangs, les G-boys et les Black Angels, un étrangleur, la police locale, et l’electron-libre, Makoto, encore joué par Nagase Tomoya.

 

(la vidéo n'est pas sous-titrée mais c'est pour donner une idée de l'ambiance)

 

C’est pour l’instant de loin ce que j’ai préféré, mais je suis bien contente d’être tombée dessus par hasard et non après avoir lui les critiques dithyrambiques qui lui ont été réservées.
J’aurais placé la barre largement trop haute et aurais fatalement été déçue.
Tout d’abord, ça suprend par la noirceur, l’abondance de violence, de drogue, de sexe, et le langage cru, choses auxquelles je ne m’attendais pas dans un drama (qui jusque-là signifiait pour moi et à tord : histoire d’amour à l’eau de rose). Ca ne fait pas trop dans l’édulcoré, ça lorgne presque du côté des séries américaines ou du cinéma (enfin là j'exagère peut-être un peu).
C’est dans l’ensemble très bien interprêté, avec une mention spéciale pour Kubozuka Yosuke, dans le rôle (qu’on pourrait qualifier « de composition ») du King des G-boys.
Les personnages sont attachants. 


Mais voilà, ce qui vient gâcher un peu tout ça, ce sont les passages « comédie » ou clichés un peu lourdeaux, qui n’ont rien à faire là et qui nous rappellent trop qu’on est dans un drama.
On regrette qu’ils n’aient pas franchement pris le parti de la série noire pure et dure.
Les passages comiques ou légers, pas très convainquants, font retomber toute la tention de cette série principalement tournée de nuit et lui donnent inutilement un côté cheap.


Le jeu un peu lourd de certains acteurs ne colle pas du tout avec le reste, je pense notamment au petit flic pervers qui avait pourtant tout pour être un personnage original.
C’est d’ailleurs un point intéressant d’IWGP, les personnages ne sont pas tout noir ou tout blanc, ils ont un peu plus de profondeur et de complexité que dans la plupart des autres dramas et on nous épargne également les quarts-d’heure « morale ».
Bon, il faut aussi oublier le personnage ultra agaçant d’Hikaru, le personnage féminin principal, à qui l’on distribuerait bien des paires de claques.


Ensuite, le scénario qui souffre déjà d’un manque de crédibilité, est un peu bancal, pas toujours bien ficelé, ça part un peu dans tous les sens, des pistes sont amorcées puis laissées à l’abandon : le rapport à un moment évoqué entre un certain clan de Yakuza et l’inspecteur Yokoyama, l’histoire du morceau de musique classique qui provoque un malaise chez Hirkaru.
Ensuite la fin, désastreuse, qui part d’une bonne idée mais qui est vraiment mal amenée, genre, bon ben voilà la série est terminée, donc on vous révèle le truc, voilà, en fait c’était machin qui a tué bidule, ayéééé !
Il existe peut-être d’autres modèles, mais ce qui fonctionne habituellement bien dans une série, c’est une intrigue qui s’étire tout au long des épisodes et dont on nous donne des indices vrais ou faux au fur et à mesure, qui font qu’on crève d’envie de voir la suite, et des petites histoires imbriquées les unes dans les autres à chaque épisode, malheureusement, de ce côté-là, IWGP n’est pas super bien foutu, on oublie carrément en cours de route qu’ils sont à la recherche d’un tueur en série, c’est pour dire..
Mais dans l’ensemble, j’ai trouvé ça pas trop mauvais.

J’ai aussi démarré d’autres dramas mais que j’ai abandonné aussi sec donc je ne vais pas m’étendre dessus.

Alors pour résumer un peu, voilà ce que je reproche aux dramas et ce que j'en apprécie :
-    Des personnages qui manquent d’épaisseur
-    Trop de registres mélangés qui nuisent les uns aux autres. Pas suffisamment de partis pris dans le style, le genre
-    Des scénarios un peu bancales et bâclés qui s’essouflent vite (les 2 derniers épisodes sont souvent désespérants et ça même les fans convaincus semblent le dire), ce qui est un peu un comble pour des séries plutôt courtes, 10 épisodes en général.
-    Trop d’inégalités, dans tous les aspects, on va avoir des très bon passages qui font penser que ça aurait pû être réussi et à coté, des passage d’une nullité affligeante
-    Des intrigues prévisibles, téléphonées
-    Des abus de clichés, aussi bien dans le scénario, les attitudes des personnages que la mise en scène, le montage, les plans (genre les escrocs financiers qui se roulent dans les montagne de billets et font des bisous aux liasses dans Kurosagi)
-    Manque total de crédibilité (je n’attends pas forcément d’une série qu’elle soit réaliste, mais que ça tienne un peu la route au moins)
-    Des longueurs inutiles (45 min l’épisode, c’est déjà long alors..)
-    La morale à 2 balles trop flagrante
-    L’impression trop fréquente qu’on s’adresse à des enfants, alors qu’on peut très bien prendre l’adolescence comme thème tout en visant un public d’adultes, Larry Clark ou Gregg Araki entre autres en sont la preuve.
-    Un manque de moyens, ou plutôt un manque d’exigence ? un souci très minime des détails,  on est encore loin des productions américaines en terme de qualité, d’originalité, de caractère, de scénario, mais d’un côté je n’ai pas l’impression que ce soit le but. Ca laisse trop souvent sur sa faim, avec le sentiment qu’avec un peu plus d’ambition ça aurait pu être pas mal.
-    Des thèmes un peu trop récurents : amourette, amours entre 2 personnages aux caractères totalement opposés, histoires de lycée, histoire de sport, maladies incurables : cancer, handicap, cécité, surdité (je sais pas ce qu’ils ont avec ça ??!)
-    En revanche, et contrairement à ce que de nombreuses personnes affirment, c’est en général joué à peu près correctement, voire bien (pas tous les rôles évidemment), en tous cas 100 fois mieux que les feuilletons français du même acabit. Les rôles surjoués me semblent généralement l’être volontairement. (ça par contre, j’ai vraiment du mal).
Pour les filles, à l’instar de notre Hikaru dans IWGP, les rôles sont au choix ceux de « burikko » (fifilles qui jouent les idiotes niaises avec des voix aigües impinables) ou alors de filles sages au coeur pur, prêtes à mourir pour défendre coûte que coûte la veuve et l’orphelin tout en tombant malgré elles amoureuses du jeune déliquant beau-gosse. On a les 2 parfaits exemples, toujours dans Kurosagi avec Tsurara et Yukari. Ca me semble donc délicat pour les filles de se démarquer et de briller en tant que comédiennes, mais c’est pas non plus tellement ce qu’on attend d’elles. De leur côté les rôles masculins nagent dans le coolitude et la bogossitude.
-    C’est moins édulcoré et bourré de bons sentiments que le feuilleton français ou americain de base. (D’ailleurs, ça surprend au départ de voir boire et fumer des personnages de série pour gamins et adolescentes.)
-    Et ça a beaucoup plus de pep’s, c’est beaucoup plus sexy que ce qui se fait chez nous. Enfin de ce que j’en connaissais jusqu’à présent. Je ne pense pas qu’on puisse comparer des séries de type « Engrenages » (que je n’ai pas vu d’ailleurs) à des dramas.

Je vais d’ailleurs tenter les polards, un genre que j’affectionne, pour voir ce que ça donne version drama japonais.

 

Pour regarder ces séries en streaming VOSTFR :

 

Ikebukuro West Gate Park

My Boss My Hero

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