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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 07:42
Dernière soirée pour Julien, sur la terrasse de ChoiChoi.

jud à HiroshimaJu et Achico

jud à HiroshimaL'inimitable Bobby

jud à HiroshimaL'indomptable Usshi

jud à Hiroshima jud à HiroshimaSusu Delon et Yuuko la déchaînée


Suite sur la "terrasse intérieure" de Cover, pour être honnête, une table dans un couloir près d'une fenêtre

jud à HiroshimaJan-ken-poi ! Le pierre-ciseaux-papier version japonaise

jud à Hiroshima jud à HiroshimaDaiji avec le T-shirt de La Dame Noir (Marseille)

jud à HiroshimaLes japonais sont supers forts pour s'endormir dans les endroits les plus originaux : pendus à la poignée de plafond de bus, debout sur un vélo en équilibre sur une jambe, sur le passage piéton d'une route le soir, dans les toilettes des restaurants avec le pantalon sur les chaussures... (voir le salaryman dans ma cage d'escaliers)

Vues depuis la fenêtre
jud à Hiroshima jud à Hiroshima jud à Hiroshima jud à Hiroshima
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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 10:34
jud à HiroshimaClaire et Anaïs

Hide, qui tient le joli salon de coiffure Sanso (photos ici et ), et dont vous avez déjà vu les peintures lors de son expo à AUX Store, se lance dans une nouvelle activité : la crétion et la vente de chapeaux. Il en a coiffé quelques têtes lors de son récent passage en Europe (Milan / Marseille).
Voilà l'adresse de son site : http://theheadtek.ocnk.net
et les photos sont sur cette page : http://theheadtek.ocnk.net/diary
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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 15:32

LA LAVERIE

jud à HiroshimaHaaa ! Le Japon, pays de modernité et d’avancée technologique !

Ca faisait un moment que je mourrais d’envie de prendre cette vieille laverie en photo, mais de peur de paraître totalement timbrée, j’ai attendu que l’occasion de me retouver seule dans cette rue se présente.

Cette petite laverie, totalement désuette, se trouve dans le quartier d’Hakushima, un quartier d’habitations individuelles où les commerces sont vraiment peu nombreux mais où je dois me rendre 2 fois par semaine pour faire corriger mes devoirs à l’école Kumon.

Je dis laverie, mais parfois j’ai des doutes : une espèce de hangard sans éclairage, avec des machines totalement dépareillées, datant je dirais des années 50 (?) posées ça et là sur des parpaings, des installations de plomberie et d’électricité douteuses. Je n’y ai jamais vu ni entrer ni sortir le moindre client, ni vu tourner la moindre machine. Je me demande vraiment si elles fonctionnent !
Il est pourtant inscrit sur le auvent « Coin Laundry – Pas cher – Rapide – Propre »...
Une petite pièce attenante (à droite), à la porte toujours grande ouverte, semble faire office de bureau d’accueil.
Le mobilier semble dater de la même époque que les machines, le fouttoir règne en maître, des posters et calendriers aux teintes délavées sont accrochées au mur. Et là pareil, jamais vu âme qui vive...



LA PANTOUFFLE DE PEPE ZAIMA

jud à HiroshimaAu début du mois, Julien est revenu passé une semaine à Hiroshima.
Nous l’avons donc hébergé, mais un soir où nous sommes chacun rentré à des heures différentes, Julien, qui n’avait pas les clés, est sorti faire un tour au cyber café. Evidemment lorsqu’il a voulu rentrer se coucher, quelqu’un avait fermé la porte. Il a donc fini par s’endormir sur le palier.

Au petit matin, il fut réveillé par un Pépé Zaima* menaçant, brandissant une pantouffle comme un crucifix.
Réussissant de justesse à expliquer qu’il logeait chez moi mais que la porte était fermée, Julien fit de son assaillant un allier. Et en coeur, ils se mirent à taper à ma porte, Zaima l’aidant de son habituel « Koteru-san » rauque de vieux fumeur de Peace.
(* mon proprio)

Malheureusement, il était encore bien tôt et nous dormions à point fermés.

Lorsqu’un peu plus tard Julien réussit à entrer, il nous raconta la scène et nous montra la pantouffle que Pépé avait laissé sur le rebord de la fenêtre.
Pourquoi avait il laissé la pantouffle ? Etait-il redescendu chez lui à cloche-pied ? Cette pantouffle servait-elle d’arme pour faire fuir les intrus de l’immeuble ?
Nos diverses hypothèses restèrent sans réponse.

Le lendemain dans la journée, toc toc, « Koteru-saaaan ? »
Voilà Pépé Zaima qui venait me voir avec la fameuse pantouffle à la main en train de commencer à raconter l’histoire de la veille :
-    Hier matin, j’ai trouvé votre ami là, allongé, j’ai été un peu surpris alors...
-    Ha oui, pardon, on avait fermé à clé on l’a pas entendu
-    Ha oui, bon... tenez, votre pantouffle, vous l’avez laissée là
-    ... ???? Ben non c’est pas la vôtre ? c’est pas à moi cette pantouffle..
-    Ha bon ? ben je l’ai trouvée là-haut sur la terrasse...

Le mystère de la pantouffle ne sera donc jamais élucidé...



LA FLAQUE D’EAU

jud à HiroshimaVous le savez peut-être déjà, mais lorsque des travaux ont lieu sur la chaussée, même de tous petits travaux de rien du tout, le périmêtre est bouclé, encerclé de cônes et de bandes infranchissables, le chemin que doivent emprunter les piétons est clairement indiqué par des flêches très visibles au sol, et 2 ou 3 agents voire plus (pour 2 qui travaillent vraiment sur le chantier) sont chargés d’indiquer à ces mêmes piétons, la route à prendre, à l’aide de batons lumineux qu’ils agitent à grand moulinets tout en débitant à longueur de journée le petit speech d’explication.
Des fois qu’on passerait tout droit en se jetant sous les marteaux piqueurs et qu’on tomberait dans le trou, ou qu’on serait pris d’un gros doute quant à la route à prendre : prendre son élan et faire un bon par dessus ? grimper aux murs pour contourner l’obstacle ? rebrousser chemin ?

Mais l’autre jour, ils ont fait plus fort !

Ils ont mis en place le même protocole pour une simple flaque d’eau sur un trottoir !!!!
Les cônes,  les bandes, et l’agent tout en fluo qui invitait les piétons à contourner la flaque !!
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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 13:45
Avant hier soir, dans un petit quartier peu animé, loin du centre, alors que nous recherchions un petit endroit simple et pas cher pour manger rapidement, nous tombâmes sur une modeste petite Oden-ya de quartier qui ne paie pas de mine, au beau milieu d’une ruelle d’habitation déserte.

(Photo prise sur wikipedia)

Je poussai lentement la lourde porte d’entrée, précédant Daiji. Tout en terminant de servir l’unique client attablé au comptoir, un salaryman d’une quarantaine d’années, la patronne lança un grand « Irasshaimaseeee » puis se retourna. Lorsqu’elle m’aperçut, d’abord seule, elle ne put contenir un « Ha... », accompagné d’un regard exprimant sa surprise. (j'hésitais un peu entre "surprise" et "déception")

C’est la 1ère fois que je subissais « l’effet-gaijin-qui-dérange » pourtant lu dans les nombreux témoignages d’autres étrangers.
A chaud, je l’ai d’abord un peu mal pris et interprêté comme tel, et fus pris d’une envie subite de déguerpir ou de lui demander « Qu’est-ce qu’y a ? C’est complet ? Vous fermez ? à moins que ce soit interdit aux étrangers ? » mais nous étions très pressés et n’avions pas le temps de faire les difficiles.

Cependant elle reprit vite un sourire accueillant ainsi que son rôle de patronne, là pour servir le client.
Elle nous laissa nous installer au comptoir, puis, tout en nous tendant les oshibori, demanda d’un air toujours hésitant à Daiji :
« Vous parlez .. japonais ?
   -  Oui oui...
   -  Ha ben oui, c’est vrai que vous avez l’air japonais quand même..
   -  Et vous ?... Je suppose que c’est l’anglais ?
   -
  (Nous en coeur) Non ! Le Français !!
   -  Français ?! Ho lala, déjà que je sais à peine aligner 2 mots en anglais, mais le français... C’est pourtant pas faute d’en avoir fait 2 ans à la fac. Mais tout ce dont je me rappelle c’est « Qu’est-ce que c’est ? » et « Je t’aime », on nous apprenait des chansons, mais la grammaire, qu’est-ce que c’était compliqué !!  Mais je vois que vous avez l’air de comprendre le Japonais ?
»
Puis se tournant à nouveau vers Daiji :
« Et vous ? vous parlez français ? »

C’était une femme dynamique et plutôt coquette d’une soixantaine d’année - elle nous le confirma plus tard dans la discussion - qui avait belle allure et semblait prendre soin d’elle et de son apparence ; l’opposé total du cliché de l’obasan bedonnante permanentée en tablier.

Comprenant que nous habitions en plein centre ville, elle nous demanda, visiblement très surprise, comment nous avions pu atterrir dans sa gargotte paumée.
En repensant à son « ha.. » d’accueil, j’essayais de m’imaginer la réaction d’un Jacky ou d’un Jean-Claude dans son vieux bar-PMU-Picon-cacahuette-rapido* du cul du loup d’une petite ville voyant débarquer des touristes japonais ou américains dans son troquet.
(* parce que c’est exactement le genre de lieu où l’on se trouvait dans sa version japonaise)
« Ben ça alors ?.... »

« -   Vous, vous n’êtes pas salaryman ... Vous êtes dans le bâtiment ? la peinture ?
   -    Oui c’est ça dans la peinture
   -    Je l’ai tout de suite deviné à votre allure vestimentaire, décontractée, cool
»

« -   Vous avez fait des voyages à l’étranger, vous n’est-ce pas ?
   -    Pas vraiment des voyages comme on l’entend habituellement, j’y ai un peu vécu, et j’y suis surtout allé par rapport à la musique et par rapport à des amis que j’ai là-bas, à Londres, à New-York, en France...
   -    Ha !! voilà, vous êtes dans la musique aussi !! Vous dégagez vraiment quelquechose comme ça !!
(雰囲気). (Puis se retournant vers moi) Hein, qu’il est kakko-ii* ? »
(*cool, qui a du style, ou mignon, beau)

La conversation se poursuivit dans divers directions, puis m’observant :
« Mais, elle aussi, qu’est-ce qu’elle tient bien les baguettes (持ち方), et en plus elle est habile ! (得意) »
(Il se trouve que j’ étais en train de découper un poisson grillé entier, une tâche pas évidente, que je n’ai pas toujours sû réaliser)
« - A chaque fois que j’ai rencontré des « gaijin-san *» j’ai toujours été frappée de voir à quel point ils tenaient tous bien les baguettes (持ち方) ! Quand on voit comment les jeunes d’aujourd’hui les tiennent ici... ça fait honte
   -    Ha oui, je vois, en les croisant ou en faisant comme ça ? ou comme ça ?... Remarquez, moi c’est pas mieux, regardez !
»
(on avait déjà eut une discussion à ce sujet, photos à l’appui ici)
(* gaijin-san peu parfois, sous une apparente forme polie, cacher un terme péjoratif, mais ça n’a pas semblé être le cas ici)

Elle m’a ensuite posé quelque questions, sur ma venue ici : depuis combien de temps j’étais là, si j’étais étudiante, etc... puis s’adressant à nouveau à Daiji :
« Vous avez remarqué, tous ces étrangers qui parlent japonais ? Ils sont intelligents quand même (偉い) , combien on est nous, à être capable de parler une langue étrangère ? »

En nous posant divers questions, elle apprit que nous étions fraîchement mariés. Sur le champ, frappant dans ses mains, elle se leva pour nous offrir un peu de sa spécialité, de l’Oden :
« Voilà, c’est pour vous, c’est cadeau, pour vous féliciter de votre mariage, goûtez-moi ce boeuf, il est délicieux ! Je sais que l’Oden c’est pas de saison, ma fille me demande tout le temps pourquoi je n’arrête pas l’Oden en été, elle a peut-être raison, ça n’a pas grand succès à cette époque de l’année, mais bon c’est ma spécialité, c’est une Oden-ya ici ! »
Puis se retournant vers moi :
« Et puis.. pardon aussi pour tout à l’heure ... »
J’ai supposé qu’elle faisait allusion à sa première réaction en me voyant entrer.

Nous avons un peu débordé sur le temps prévu, et elle nous a difficilement laissé partir. En sortant Daiji eut cette simple réflexion : « Haa.. ils sont bien les vieux d’Hiroshima... »


Si j’ai voulu retranscrire cette rencontre et ces bribes de conversations, c’est que, bien que les sujets abordés étaient « bateau » et entendus et ré-entendus 20 fois (les étrangers qui savent se servir des baguettes, les étrangers qui savent parler japonais), il m’a semblé que sa manière de les aborder et de développer un peu plus que ce que l’on a coutume d’entendre étaient pertinents :

Le fait qu’elle reconnaisse que tous les étrangers savent bien tenir les baguettes (et ne se contente pas de me faire un faux compliment personnel ), contrairement aux jeunes générations japonaises, et qu’elle fasse la disctinction entre « manière de les tenir » (la nôtre semble super académique) et « habilité ». (Une amie m’a confié un jour que si j’avais toujours su les tenir correctement, mon habilité à les manier n’était venue que récemment).
Une anécdote à ce sujet : Un couple d’amis travaillent depuis de nombreuses années dans un izakaya-soba-ya de Roppongi à Tokyo (Takumi 匠). Un jour un couple de touristes étrangers (il leur a semblé qu’ils étaient français) s’installe. Les observant, et voyant au bout de quelques minutes qu’ils avaient vraiment du mal à manger avec les baguette, mes amis viennent les voir et leur propose fourchettes et couteaux. A leur grande suprise, ils se sont fait jeter comme du poisson pourri et vu refuser les couverts d’un "non" catégorique. Eux qui croyaient bien faire en mettant à l’aise leur convives m’ont dit s’être sentis très vexés !! (sans excuser l’attitude des touristes en question, je leur ai expliqué que souvent on aimait bien faire l’effort de s’immerger totalement dans la culture et les coutumes du pays qu’on visitait).

De même, on a coutume d'interprêter le fait que les japonais s’extasient sur notre capacité à ne prononcer ne serait-ce que quelques mots en japonais par le fait qu’ils pensent que leur langue nous est inaccessible. (Ce compliment qui a tendance à nous agacer ou même à nous vexer). Peut-être que sa manière de penser n’est pas représentative, ou bien qu’elle l’a tout simplement mieux exprimée, mais elle faisait bien le parallèle entre les étrangers capables d’apprendre le japonais, et les japonais incapables d’apprendre une langue étrangère, d’où son admiration.

L'attitude des japonais vis-à-vis des étrangers peut tout de même parfois m'agacer ou m'exaspérer mais là pour une fois, j'ai été plutôt agréablement surprise d'avoir l'occasion de pouvoir interprêter les choses autrement.
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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 06:27
Voilà un petit truc dont je raffole. C'est Shiho qui m'avait fait goûté ça et m'en avait expliqué la préparation.
Ca s'appelle 浅漬け (asazuke). C'est un peu comme les tsukemono (les pickles japonais, des légumes saumurés) mais cela repose beaucoup moins longtemps dans la saumure. C'est plus croquant et plus facile pour un palais non habitué.

jud à HiroshimaOn peut utiliser à peu près n'importe quel légume, mais ceux qui reviennent le plus souvent sont le concombre, la daikon (radis blanc géant), l'hakusai (choux chinois), les carottes, les aubergines...
Ma combinaison préférée est celle que l'on voit ci-dessus : concombre, myoga, gingembre. Je pourrai à peu près fouttre du gingembre dans n'importe quel plat tellement j'aime ça.
L'intérêt secondaire de cette combinaison, c'est que je suis certaine que ce ne sera que pour moi (oui j'en connais un à la maison qui préférerait mourir que manger du concombre ou du myoga. Les garçons qui haïssent le concombre au Japon sont extrêmement nombreux.)
Le gingembre que l'on peu voir sur la photo ci-dessus est un gigembre-nouveau 新しょうが, c'est pourquoi il est très peu fibreux et n'a quasiment pas d'écorce.

jud à HiroshimaOn peut, s'il on aime les plats épicés, ce qui est mon cas, ajouter quelques rondelles de tôgarashi, une sorte de petits piments.

jud à Hiroshimajud à HiroshimaOn émince le tout, on mélange...

jud à HiroshimaEt ça là qu'intervient la poudre de perlinpinpin (qu'est-ce qu'on a pu me faire avaler étant petite, en m'assurant qu'on y avait mis de la poudre de perlinpinpin..).
Normalement, pour réaliser ce plat, on utilise une sauce : du asazuke-dare, ou un truc dans le genre. Shiho m'en avait laissé une petite fiole pour essayer la 1ère fois, mais je n'ai pas encore trouvé le bon rayon au supermarché.
Du coup j'utilise du すぐ漬け (suguzuke),  autrement dit du rapid'zuke. A l'instar des fast'huître et autres rapid'asperge, (vous vous souvenez?), c'est un peu effrayant (comment ça marche?? qu'est-ce qu'y a d'dans?), et un peu synonyme de flemme aigüe ou d'impatience maladive, mais bon, c'est bon, et jusque là je n'en suis pas morte...

jud à HiroshimaJe mets les légumes emincés et la poudre magique dans un zyploc.

jud à HiroshimaJ'évacue l'air.

jud à Hiroshima
Je mélange et malaxe, et hop au frigo, et hop dans 1h ou 2, c'est près !
Frais, croquant, piquant, gingembré, épicé...
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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 07:35
C'est en sortant de Mugen avec Usshi, Masami et Julien (de retour pour quelques jours à Hiroshima) que nous sommes passés devant la cabane faite de bric et de broc, de taule ondulée et de vieux bouts de bois raffistolés, éclairée au néon, de Naka-chan, perdue dans les ruelles sombres et tortueuses du "cul du loup" de Nagarekawa.
Attirés par la lumière, la petite terrasse de fortune installée à même la rue, l'ambiance troquet de village d'une autre époque et les bonnes odeurs, nous avons immédiatement repéré l'unique table disponible.
(Pour voir les photos de l'intérieur, prises en automne, c'est ici.)

jud à Hiroshima jud à HiroshimaFidèle à sa réputation de patron aimable comme une porte de prison, il a fallu à Usshi, s'y reprendre à 5 fois pour que Naka-chan daigne se retourner, et nous faire un vague signe de la tête accompagné d'un espèce de "mrrrmhhmrrm" ronchon, nous indiquant qu'on pouvait s'installer.
De profile, son dos paraissant aussi courbé que sa poitrine proéminante, on pourrait le décrire comme un losange sur pattes. (Ca fait presque 2 ans que je n'étais pas venue ici et les 2 courbes se sont incroyablement accentuées.)

jud à HiroshimaLa clientèle, à 99,9% masculine semble être principalement constituée d'habitués et de salaryman en fin de parcours nocturne. Les bières sont toujours ouvertes au tournevis et à l'intérieur, toujours pas de cendrier, on jette mégots et cendres à même le sol.

jud à HiroshimaUn passant qui a dégainé son portable pour me prendre en photo.

jud à Hiroshima jud à Hiroshima jud à HiroshimaPas de menu, le patron ne vient pas prendre la commande, pas plus qu'on ne la passe au comptoir. Il faut connaître le fonctionnement : on attrape ces petits billets disposés dans des pots sur le comptoir et l'on coche les plats que l'on désire. Les prix n'apparaissent pas, cependant la surprise au moment de l'addition est toujours agréable.

jud à Hiroshima
Ce soir là nous avons choisi du poisson : un mebaru aux asperges et à la sauce piquante, une énorme assiette d'oursin et épinard poêlés accompagnés de toast, et un plat d'abats dont raffolent les japonais, auquel je n'ai pas touché. Comme d'habitude c'était excellent.
Nous avons quitté les lieux les derniers, tandis que le vieil accariâtre s'affairait dans sa petite cuisine. A notre  "Gochiso sama deshita" lancé en coeur (Merci, c'était délicieux"), nous avons eut pour seule et unique réponse le même type de marmonement bougon qu'à l'arrivée.
Les remerciements, courbettes, sourires  et autres "Irrassaimase" sont définitivements passés aux oubliettes dans cet établissement, enfin ce petit hangard. Pour l'oshibori (serviette humide que l'on reçoit en début de repas dans les restaurants) on peut aussi aller se gratter. On y vient pour manger des bonnes choses, point.
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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 14:40
Je vous présente une fois de plus, Bom, LE personnage incontournable d'Hiroshima.. Un petit coup de marqueur spécial visage et c'est parti...

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Malgré les apparences, Bom est un réel musicien. Il joue et chante dans plusieurs groupes, joue à peu près de tous les instruments, a composé des musiques de pub. Et il tient son bar/dining KOBA, 6 soirs par semaines depuis 8 ans.
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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 14:27

Vous n'aurez pas de photos du Matsuri en question puisque nous n'y avons pas été, mais vous pouvez toujours regarder la vidéo de l'année dernière ici.
En revanche, voilà les photos de l'après-matsuri.

jud à HiroshimaUsshi, Ru (qui avait quand même enfilé son yukata pour l'occasion) et Iyo

jud à Hiroshima jud à HiroshimaSusu

jud à HiroshimaLa petite Tsun, skateuse le jour

jud à Hiroshima jud à Hiroshima jud à Hiroshima jud à HiroshimaNotre boxeur Ricky sur la droite

jud à Hiroshima jud à Hiroshima jud à HiroshimaDivagation entre les stands du matsuri au levé du jour (le jour se lève vers 4h ici)

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Published by jud3030 - dans Matsuri
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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 12:27
Parmi les choses qui me manquent ici, figurent les terrasses. Ca ne court pas franchement les rues.
Une simple table posée dehors et c'est l'euphorie, on ne la lache plus, on crache sur la table pour être sûr que personne ne s'y installe, on s'entasse à 3 par chaise et on oublie les rendez-vous de la journée pour rester planter à profiter pleinement de cette aubaine.

En voici quelques unes à Hiroshima.

jud à HiroshimaLa terrasse de New York New York sous ses branches d'oliviers, sur Namiki-Dori.

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jud à HiroshimaLa grande terrasse du Blue Flat Cafe, en 1er étage. C'est marrant on peut observer la rue de haut, mais l'endroit est un peu pouette-pouette... (comprenez par là le point de rendez-vous des jeunes shufu* bobo qui s'emmerdent entre copines)
*shufu : femme au foyer

jud à Hiroshima jud à HiroshimaL'unique table de la terrasse du J Cafe, sur un gros carrefour quoique relativement calme le soir. Mais ce bar est un peu à l'écart de notre centre névralgique et il n'y a rien autour. On y va donc que très occasionellement, voire même jamais pour être honnête, ce soir là ce n'était qu'une petite étape sur notre route vers Kaiko's.


jud à HiroshimaLa très conviviale terrasse couverte de Choi-Choi Ya, le resto de Shiho. C'est celle que nous fréquentons en réalité le plus. On sait qu'on y croisera toujours une connaissance, ça va ça vient, il y a toujours de l'animation et on s'y sent un peu chez toi (soi, pardon). Elle se trouve au coeur d'Hiroshima, dans les rue très animées du quartier de Nagarekawa.
Seul soucis, ChoiChoi n'ouvre que le soir, mais jusqu'à très tard.

jud à Hiroshima jud à Hiroshima jud à Hiroshima jud à Hiroshima
jud à Hiroshima
Et enfin ma propre terrasse perchée sur le toit de l'immeuble. Là c'est sûr on se sent encore plus chez soi si c'est ce que l'on recherchait, mais il faut déménager tout l'appart (lampes, gobelets, cendriers, glaçons, musique) et surtout le lendemain faut tout ranger...
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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 11:37
Me revoilà ! (comme une fleur), désolée pour cette longe absence, mais d'une part j'étais pas mal occupée, et d'autre part, je réfléchissais (enfin je réfléchissais, je dis ça pour gagner du temps), je feignais donc de réfléchir à une nouvelle version de ce blog.

Je m'explique, la manière que j'avais de mener ce blog jusqu'à présent, on va dire sous un angle "chronologique" et très assidu (jusqu'à il y a quelques temps du moins) a commencé à me lasser, et peut-être à lasser le lecteur par ailleurs.

Je ne sais pas encore réellement comment je vais m'y prendre mais ce sera peut-être plus thématique désormais, et en fonction des sujets qui me viennent en tête plutôt de ce qui se trouve devant mon appareil photos tous les jours.



Que remarquez-vous sur cette photo ?

jud à Hiroshima
- Il n'y a que des japonais à part moi.

...C'est pas faux mais c'est pas ça.

Non, il n'y a que des filles (ou presque, 8 filles et un seul garçon).

Une "soirée-fille", comme nous appelerions ça en France pour marquer le côté inhabituel de la chose ("ouai! allez, on se fait une "soirée-fille" où on pourra se raconter pleins d'histoires de maquillage et d'épilation !! chiche!"), n’a absolument rien d’exceptionnel au Japon, il ne me semble pas, d’ailleurs que cela porte un nom particulier, c’est une soirée, une sortie quoi.

Bien que la plupart de mes amis se « mélangent » (je ne m'en sors pas trop mal), j’ai tout de même pu assister à un nombre assez conséquent de soirées, repas, sorties au bar, seulement entre filles.
D’ailleurs pendant les longs hivers japonais, où nous avons l’habitude de nous réunir les uns chez les autres pour déguster un nabé (vous en avez bouffé un paquet de photos sur le sujet, donc inutile de vous réexpliquer ce qu’est un nabé), seule Mami et moi avons la judicieuse idée d’inviter quelques garçons pour changer un peu.

Non pas que ces soirées soient si ennuyeuses que ça, mais ça peu vite virer à un groupe de filles dont la moitié sont en pyjama, suppin (sans maquillage), étalées à moitié dormant sur le tapis chauffant, pendant qu'une autre va prendre son bain, avec la télé en fond sonore.
Pour compléter ce joli tableau je vous apprendrai aussi que les éclairages de maison sont souvent constitués de simples néons blafards au plafond, et que la nuit tombe à 17h grand maximum en hiver...
Nooon! reposez moi cette corde, ne vous jetez pas par la fenêtre, revenez !!!
(Autre innovation chez moi : pas de télé, seulement de la musique, et un tas de petites lampes aux éclairages doux pour éviter le glauquissime néon).
Ca me fait penser d'ailleurs que je connais peu de personnes au Japon qui s'occupent de décorer leur interieur comme chez nous, même si la plupart d'entre nous en France se contentons de passer par la case IKEA, mais en général il me semble qu'on essaie un peu plus de faire l'effort de donner un style à son chez soi, mais je m'égare...

Le fait de ne se réunir qu’entre filles ne signifie pas non plus que nous soyons toutes célibataires, seulement au Japon, il est rare que les couples partagent leurs sorties et leurs amis. Je ne sais pas pourquoi, mais c’est sûr que ça ne fait rien pour arranger la chute démographique, ni pour aider justement les « pauvres » desperate-celibataires.

Mais qu’à cela ne tienne ! Pour ces célibataires en quête d’âme soeur / d’épouse / d’époux, existe un type de soirée qui quant à elle porte un nom : la « kompa » (j’en ai déjà parlé ici, mais pour faire court, une rencontre organisée dans un restaurant entre un nombre égal de filles et de garçons célibataires).

Après pour être honnête, autour de moi, je connais très peu de gens fréquentant ce genre de soirées (les rares sont toutes des filles) et les copines qui ne sortent quasi-exclusivement qu'entre filles ne représentent qu’une petite proportion de mes amis).

Mais revenons à nos moutons et à notre soirée. Justement ce soir-là, il s’agissait d’une sortie avec ces copines qui aiment ..rester entre copines.
Depuis maintenant 2 ans, je vois certaines d’entre elles assez fréquemment (bien que ce ne soient pas mes amis les plus proches) mais on va dire grosso-modo, 2 fois par mois.
Parmi elles, aucune célibataire, l’une allait se marier 3 jours après, et une autre nous annonçait également son mariage dans l’année.
Et bien, je n’ai jamais eut l’occasion de rencontrer le copain ou futur mari d’aucunes d’entre elles !
(Junn biensûr qui n’aime qu’à petite dose ces soirées-filles et dont le mari est un ami, ne rentre pas en compte dans l’histoire)
Vous vous imaginez en France, fréquenter quelqu’un pendant 2 ans et ne jamais rencontrer son(sa) petit(e) ami(e) ?? C’est limite plutôt l’inverse qui paraît suspicieux « Tiens, t’es pas avec Machin aujourd’hui ? «  « Ha ? Elle est où Bidule ? Elle est malade ? Ca va bien entre vous ces derniers temps ?..»

jud à Hiroshima
Bon et nous n’avons toujours pas parlé de l’homme à la pipe, que fait cet « intru » sur la photo ?

Et bien, Kaori (ci-dessus), était venu nous présenter son nouveau mari et nous fêtions leur Nyuuseki 入籍(enregistrement du mariage à la Mairie – j’ai déjà un peu abordé le sujet ici, mais au Japon, le jour de mariage en mairie ne correspond pas forcément, voire même peut-être jamais, au jour de la cérémonie ou de la fête de mariage).

C’est-à-dire que pour résumer, elle faisait d’une pierre deux coup, elle nous présentait pour la première fois son petit copain (qu’elle fréquente depuis un peu plus de 6 mois) et la personne avait qui elle venait de se marier.
Bon dans le lot, y a quand même 2 copines qui avaient déjà eut l’occasion de le rencontrer au moins une fois avant mais ça ne fait pas beaucoup.
Et je doute que l’occasion de le rencontrer à nouveau ne se présente beaucoup...

jud à Hiroshima
Celle qui va se marier dans 3 jours, et qui me fait penser - plus dans l'attitude que physiquement - à Tania Bruno-Rosso, pour ceux qui connaissent (en fait physiquement aussi, mais lorsqu'on la voit en mouvement, sur la photo ça ne se voit pas du tout)

jud à Hiroshima jud à Hiroshima
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Ce blog n'est pas un site informatif sur le Japon, ce n'est pas un blog sur les mangas ni la J-Pop... C'est un roman-photo. Il s'adresse avant-tout à mes amis (la communauté Hiroshimarseille) et ma famille, c'est juste ma vie quotidienne à Hiroshima et quelques réflexions et anecdotes à propos de ce que j'observe ici mais WELCOME, ne vous gênez pas pour venir jeter un coup d'oeil ou laisser un commentaire.

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