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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 16:45
Alors qu'en France je me contentais de "faire cuire" (légumes, poisson, viande, pâtes...) une passion grandissante pour la cuisine m'est venue, ici au Japon. Je me suis donc acheté quelques bouquins de recettes, dont ce dernier sur les soupes.

jud à Hiroshima
Tout fait envie : soupes chaudes, froides, moulinées, aux légumes, au poisson, aux fruits de mer, à la viande, de toutes les couleurs, de tous les pays.
 jud à Hiroshima jud à Hiroshima
Mais voilà.. c'est tout écrit en japonais...

Ca me demande donc un petit travail préparatoire. Déchiffrer les kanjis que je ne connais pas, et traduire le vocabulaire de cuisine du japonais au français, j'en connais déjà quelques uns mais pas suffisamment pour suivre une recette.
Cuisiner se tranforme alors en enquête, j'adore. J'apprends de nouveaux kanjis, de nouveaux mots et en plus une nouvelle recette tout en m'amusant.
Comme je ne sais pas toujours bien compter le nombre de traits des kanjis (ce qui permet de les retrouver dans les dictionnaires, j'utilise celui-ci en ligne), ça m'a forcé à me mettre au système des clés (qui permet aussi de retrouver un kanji), j'ai donc compris que la clé était l'élément se situant à gauche (c'est peut-être plus complexe que ça mais là ça a marché à chaque coup), et ai vite repéré celle de l'eau, que l'on retrouve dans de nombreux termes en cuisine.
Quand je trouve mon kanji dans ce dictionnaire, qui ne donne malheureusement que quelques exemples de mots par kanji, je le copie-colle dans un autre dictionnaire en ligne qui me propose tous les mots composés avec ce kanji (ou presque, sinon je tape mon mot dans google sur firefox et le survole avec rikaichan qui me donne lecture et traduction) , et je note la prononciation ou quand nécessaire la traduction sur ma recette.
Voilà ce que ça donne.

jud à Hiroshima jud à Hiroshima
Ce soir, j'ai donc tenté la soupe de broccoli et ses toasts au parmesan.
Délicieux.

jud à Hiroshima jud à Hiroshima
En cadeau, je vous donne même la recette traduite.
Pour 4 personnes :
- 1 oignon
- 400g de broccoli
- 2 cuillères à soupe d'huile d'olive
- 2 cuillères à soupe de farine
- 750ml de bouillon de légume ou de poulet
- 350 ml de lait
- 1/2 petite cuillère de noix de muscade
- sel et poivre

- 25g de beurre
- 50g de parmesan rapé fin
- 8 tranches de baguette
- 25g de parmesan rapé

1. Hacher l'oignon, séparer le broccoli en petites touffes
2. Dans une casserole, faire chauffer l'huile, y mettre l'oignon et faire chauffer 4min environ à petit feu. Verser la farine, réchauffer pendant 1min puis verser le bouillon petit à petit.
3. Ajouter le broccoli, une fois à ébullition, passer à feu doux, maintenir à feu doux jusqu'à ce que cela ramolisse, puis laisser bouillir 7min environ.
4. Verser le tout dans un mixer, mixer jusqu'à obtenir une texture veloutée, puis remettre dans la casserole préalablement lavée.
Verser le lait, la noix de muscade, le sel et le poivre, ajoustez selon votre goût et réchauffez.
5. Mélanger le beurre ramolli à température ambiante et le parmesan en poudre pour fabriquer le beurre de parmesan. Faire griller une face des tranches de baguette, les retourner et les naper de beurre de parmesan. Soupoudrer de parmesan rapé à la rape. Puis passer au toaster (grill) jusqu'à ce que le fromage ait fondu.
6. Verser la soupe dans 4 bols et servir avec les toasts.
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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 16:34
L'accusé de réception
Je devais l'autre jour envoyer un courrier avec accusé de récéption en France. Rien de compliqué me suis-je dit.. Ne connaissant pas le terme exact, je suis allé sur le site de la poste, ai comparé la version anglaise et la version japonaise pour situer à peu près l'endroit où ça se passait, et à l'aide de Rikaichan (merci R. Patrick), logiciel qui permet sous Firefox d'avoir la lecture et la traduction des kanjis, j'ai pu trouver mon mot : "uketori tsuuchi". Je l'ai pas inventé, c'est bien celui qu'ils emploient sur le site officiel de la Poste Japonaise...

Arrivée au bureau de poste, je choisis un guichet tenu par une employée d'âge moyen, me disant qu'elle connaîtrait bien la combine.
Comme si j'avais fait ça toute ma vie, je lui tends ma lettre "bonjour, en uketori tsuuchi, s'il vous plait"
"...hein.? pardon??",
je répète un peu plus lentement "u-ke-to-ri tsu-u-chi". Elle alors fait un arrêt sur image, yeux grand écarquillés, perplexe, genre le disque dur a planté... sa voisine lui venant en aide lui souffle un truc à l'oreille, j'ai juste entendu "papier rose".
Mon employée reprend vie et prestence, et me demande de patienter un petit moment.
Branle bas de combat, elle commence à ouvrir tous les tiroirs, tous les placards, à monter sur des tabourets pour acceder à des recoins poussiéreux, des portes pas ouvertes depuis 30ans, puis revient désolée en m'expliquant qu'ils n'avaient pas les documents nécessaires pour répondre à ma demande. Elle me conseille donc d'aller voir un 2e bureau.

2e bureau, je répète ma demande, mêmes yeux de merlan frit "un quoi??" - "U-KE-TO-RI TSU-U-CHI!! ou E-ARU (A.R)", même scène, j'avais encore choisi le mauvais pion, un voisin de guichet lui souffle "mais si tu sais le truc là, avec le papier rose".
Je vois mon bonhomme ressortir de vieux manuels de la poste, poussiéreux, cornés et jaunis jusqu'à la moêle (et l'ordinateur? hoooo, non malheureux, desfois qu'on gagnerait du temps).
Je le voyais tourner une à une les page en se répétant à haute voix "uketori tsuuchi... uketori tsuuchi..."
Après de loooooooooongues recherches infructueuses, du brassage de paperasse dans les tiroirs, en me rassurant de temps en temps "patientez s'il vous plait, on ne sait pas si on peut faire ça ici, et on en sait pas si on a les documents nécessaires", il revient en me donnant de longues explications (auxquelles je n'ai pas compris grand chose), du jargon de la Poste j'imagine, à part que "vous comprenez à Tokyo ce serait plus facile",et qu'il fallait que j'essaie dans un bureau de poste plus grand, genre celui d'Hatchobori, qui ferme à 18h".

Voyant l'espoir d'envoyer ce satané courrier en recommandé avec A.R diminuer, je me dirige vers Hatchobori, sous une pluie battante sans même prendre la peine d'acheter un parapluie.

J'arrive au guichet, reformule ma demande.. un jour sans fin.. la même scène... "uketori tsuuchi??! zeeenzeeen wakaranai's" (je sais pas du tout ce que c'est).. cauchemard..
Là heureusement, le vieux postier du guichet voisin se tourne vers mon jeune employé en lui disant d'un air posé, occupé à autre chose "mais siii.. un uketori tsuuchi, tu prend le papier rose, là dans le tiroir de gauche, tu remplies, tu scannes le code et  voilà"
haaaaa mon sauveur... le jeune employé a quand même lu scrupuleusement le mode d'emploi dans son intégralité avant de me faire remplir les cases, j'en ai eut pour 800 yens, pas donné..


Le dentiste


En France, j'avais pour habitude de prendre rendez-vous tous les 6 mois chez le dentiste pour un détartrage et un petit contrôle. Mais une fois arrivée au Japon, et pensant au départ ne rester qu'un an, j'ai sans cesse repoussé l'échéance, estimant que ça pouvait attendre mon retour, ayant surtout mieux à faire et il faut l'avouer, un peu peur de ne pas m'en sortir en japonais.
Ca fait maintenant 1 an et 7 mois que je suis ici, j'ai fini par me résoudre à y aller.
Comme j'avais lu cette expérience, un peu effrayante au niveau des tarifs, j'ai commencé par chercher le mot "tartre" dans un dico, puis me suis renseigner auprès d'une amie.
Elle m'a assurée que je n'aurai pas à débourser une telle somme (30 000yens pour le malheureux auteur de l'article précédent), m'a conseillé de demander AVANT le tarif pour un détartrage et SEULEMENT un détartrage, et m'a également donnée l'adresse de la clinique qu'elle fréquentait en m'avertissant tout de même que c'était un peu vieillot.

Je m'y suis rendue aujourd'hui. Au Japon, c'est pratique, nul besoin de prendre rendez-vous, en tous cas pour ce genre d'intervention, et la clinque en question est ouverte 7j/7 de 9h à 22h, sauf le dimanche après-m.
On m'a annoncé un prix de 5500 yens (sans assurance) ce qui m' a paru plutôt correct.
On m'a fait enfilé des pantoufles pour entrer dans le cabinet. La dentiste m'a demandé si je comprenais le principal en japonais, je lui ai répondu que ça allait mais que par contre, je ne connaissais pas trop les "mots de dentiste" ce qui l'a bien fait rire.

En effet, c'était BIEN vieillot : le mobilier, les tapisseries grisâtres passées, le matériel de la mi-ère Showa..
Le dentiste ne risque pas d'être indisposé par l'haleine des patients qui viendraient de s'enfourner une douzaine de gyozas triple dose de nira, en plus du masque médical, il porte une vitre de soudeur transparente.
Le travail m'a semblé plus minutieux que chez mon dentiste habituel en France, tout s'est bien déroulé.

Ca s'est un peu plus compliqué quand le dentiste en chef est venu me faire mon diagnostique.
C'est déjà pas évident de suivre une conversation quand la personne porte un masque devant la bouche, en tous cas dans une langue étrangère et j'avais bien révisé mon mot "tartre" avant de partir mais alors, "gencive", "parodonthie" et compagnie, j'avais totalement fait l'impasse, on s'en est quand même sorti.
Mais malheureusement, je devrais y retourner pour une 2e intervention sous anesthésie locale (ça je connaissais le mot), pour retirer du tartre logé en profondeur dans les gencives des dents du fond.. voilà ce qui arrive quand on fait traîner ces affaires. Ca me coûtera le même prix, il me suffit de revenir avec ma carte (une de plus..) sans rendez-vous et sans avoir à préciser la raison de ma venue.
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Published by jud3030 - dans Langue - kanjis...
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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 16:29
Je me suis faite avoir comme une bleue avec les tatamis...
J'habite un appartement washitsu (habitation traditionnelle japonaise) voir photos, c'est mignon, c'est coquet, mais ça a aussi ses inconvénients : isolation et chauffages quasiment inexistents (heureusement on vient de m'apporter un poêle à pétrole), murs tordus, et portes coulissantes qui ne ferment pas bien, placards coulissants qui se coincent de temps en temps, salle de bain peu confortable et humidité telle, que les murs suintent en continu.
Les sols en tatamis, c'est joli c'est agréable et ça sent bon mais ça demande un peu d'entretien.

Dans une maison traditionnelle, le lit n'est pas un meuble, qui reste à sa place en permanence, mais un futon que l'on déroule le soir avant de se coucher et qu'on range au placard le matin. Ca se fait encore d'ailleurs. J'ai une amie qui vit encore chez ses parents (à 30ans), et lorsque j'ai été invitée chez elle, j'ai été surprise de ne pas voir de lit dans sa chambre. Elle m'a répondu qu'elle n'en avait pas et sortait son futon le soir pour dormir.

Comme moi je dors sur un matelas (d'environ 20cm d'épaisseur), je le laisse là où il est. Ce qui a été une grosse erreur. Lorsque je l'ai soulevé l'autre jour, j'ai découvert avec horreur que les tatamis en dessous étaient couverts de moisissure, dûe à la chaleur du corps et la condensation qui se crée en dessous.


J'aurais dû y penser plus tôt, mes colocataires l'année dernière (bien que japonaises), dont la chambre était en tatamis, avaient eut le même problème sous leur lit.
J'ai réussi à tout nettoyer, mais maintenant je suis condamnée à soulever mon matelas tous les jours...
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Published by jud3030 - dans A la maison
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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 04:37
Pas bien le temps d'écrire, donc un petit bonus, 2 vidéos qui m'ont bien fait rire, et ont également fait rire les potes japonais.
Je pense que c'est réalisé par des japonais, très bien fait (l'habillage graphique est terrible !)

Les sushis


Les baguettes


Y en a toute une série, mais ces 2 là sont celles qui m'ont le plus plu.

PS : au cas où (on sait jamais), c'est à 90% des conneries, n'allez surtout pas suivre ces régles, ni rentrer dans une sushya en demandant "mada yatteru, taishou?"

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 16:09

Bom

Koba

jud à Hiroshima jud à Hiroshima
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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 15:35
J'ai récemment écrit un article sur ma première et mauvaise expérience de racisme subie au Japon (ici)

Et bien, je viens d'avoir une discussion sur skype avec Shin-chan, un copain d'Hiroshima, parti depuis 4 mois vivre à Marseille avec un visa Working Holiday et il se trouve que justement lui aussi, pour la 1ère fois depuis son arrivée en France, vient d'être victime de racisme :

Il s'est fait refusé l'entrée d'un club à Aix-en-Provence !
Les autres personnes l'accompagnant on pu rentrer, et on lui a apparemment dit que c'était louche, que les japonais étaient rares dans le coin....

Il était lui aussi très en colère, mais comme moi, il m'a dit que c'était vraiment sa seule et unique expérience dans le genre depuis son arrivée en France, et qu'il était du reste très content de son séjour et de toutes les personnes qu'il rencontrait. Il avait honte pour ce qui nous était arrivé de notre côté.

J'ai beaucoup aimé sa réflexion "Moi aussi maintenant je suis un gaijin... mais de temps en temps je l'oublie" (en japonais). Il n'a encore vraiment pas eut le temps de se mettre sérieusement au français, en dehors des 2-3 conneries que lui apprennent les amis, ce qui le frustre énormément.

Pour l'instant il est vraiment motivé pour prolonger son séjour au-delà de son visa. Il a trouvé rapidement du travail, d'abord dans un excellent restaurant italien, puis maintenant dans une sushiya (qu'il qualifie de Mac Donald !!) et démarre le mois prochain dans les cuisines du bar/restaurant d'un ami, en tant que cuisinier japonais.
Il est vite devenu la "star locale" vu le peu de japonais vivant à Marseille, ce qu'il semble plutôt apprécier. Il m'a fièrement appris qu'il n'avait pas d'amis japonais (contrairement à une autre amie installée sur Paris, qui n'a, elle, quasiment aucun ami français, en dehors de ceux de Marseille)

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Published by jud3030
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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 15:00
Voilà Nira :jud à Hiroshima jud à Hiroshima jud à Hiroshima jud à HiroshimaLe nira, est une plante aromatique, apparemment de la famille de la "chive", en fait plus originaire de Chine et de Corée, mais consommée également au Japon. Son goût et son odeur sont très fortes et particulières, assez proche de l'ail. On en trouve par exemple dans la farce des gyozas, les ravioli chinois, ou bien dans le riz fri 五目(gomoku : riz, oeuf, crevettes, épices..), il me semble que ça rentre aussi dans la composition du shijimi, une sorte de pizza coréenne.

Et sa copine Mizuna :
jud à Hiroshima jud à Hiroshima jud à Hiroshima
Ca ressemble à de la roquette mais c'est pas vraiment ça.. c'est de la "moutarde japonaise", ça se mange aussi bien en salade, que cuit,  poêlé ou en nabe... les feuilles sont assez craquantes, avec un petit goût piquant et poivré. En salade, j'aime beaucoup.


Si vous avez l'habitude des tas de légumes en vrac dans lesquels on pioche allègrement et que l'on paie au kilo dans les supermarchés, oubliez tout de suite ça au Japon. On paie à l'unité, et on achète en petite quantité, à moins d'aller dans les Promart, qui sont plutôt réservés aux restos, ou chez de vrais marchands de légumes pas forcément très nombreux en centre ville, du moins à Hiroshima.

Voici donc le précieux coffret d'haricots verts :

jud à Hiroshima
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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 05:50
L’autre jour, je laissais un commentaire sur un blog dont l’article portait sur le racisme au Japon et rapportait une mauvaise expérience vécue avec un autochtone.
Dans mon commentaire j’expliquais que je ne niais absolument pas l’existence de telles expériences malheureuses, mais qu’en un peu plus d’1 an et demi sur le territoire, je n’avais jamais été victime ni témoin de racisme, ni de problèmes dans le genre, en tant qu’européenne en tous cas, pour les chinois et les coréens, c’est une autre histoire... J’aurais dû toucher du bois...
Bon, j’ai l’impression aussi que certaines personnes ont tendance à éxagérer , à généraliser trop facilement, à devenir paranoïaques, après une seule et unique mauvaise expérience.
J’ai parfois lu « les gens refusent de s’assoir à côté de moi dans le train», OK si l’expérience se répète à chaque fois, mais c’est peut-être aussi une erreur d’interprétation.
D’une part je n’ai jamais constaté ce problème, d’autre part il peut y avoir des tas de raisons pour lesquelles la personne préfère rester debout. D’ailleurs moi aussi, quand je peux éviter de m’assoir à côté d’un inconnu, qu’il soit japonais ou de n’importe quelle nationalité...
Ok, c ‘est pénible de se faire prendre 1 fois sur 2 pour un américain, mais à chaque fois que j’ai été à Barcelone, les japonais se faisaient systématiquement prendre pour des chinois « hey, chino, ni hao ! », en France un peu moins, mais c’est aussi arrivé quelques fois.
Il y a du racisme dans tous les pays, et le Japon n’en est pas exempté, mais de là à dire que c’est un pays extrêmement raciste faut pas pousser, nationaliste certes, mais racisme et nationalisme sont 2 choses différentes.
Enfin, malgré ce que je vais vous raconter par la suite, je n’ai pas changé d’avis à ce sujet.
Je reste persuadée que la vie d’un pakistanais arrivant à Londre, d’un maghrébin arrivant à Paris ou d’un turc à Munich est bien plus difficile au quotidien..

Voilà donc l’histoire :
Lundi soir, j’ai accueilli J., un français qui vient réaliser sa thèse au Japon pendant 3 mois et passe les 2 premiers à Hiroshima. Il a été mis en contact avec moi par le biais d’un ami, et m’a demandé de l’aide pour aller signer à l’agence le bail pour son appartement.
Mr I. de l’agence en question, ne parlant pas anglais, exigeait la présence d’une personne parlant japonais pour la signature du contrat et la remise des clés.

J. avait beaucoup de retard, son avion n’étant pas arrivé à l’heure prévue, et Mr I. attendait à l’agence. L’heure habituelle de fermeture était déjà dépassée, et il avait en plus un autre rendez-vous juste après. Ca partait déjà mal, j’étais un peu tendue, d’autant plus que la fille  qui avait trouvé cet appartement et organisé le rendez-vous depuis Tokyo nous avouait être un peu stressée par cette rencontre.

Je suis arrivée la première sur les lieux. Contrairement à ce que je m’étais imaginée, Mr I. était un petit minet de moins de 30 ans, avec coupe Pikachu / Rod Stewart, petit tailleur ceintré façon Host Boy, l’air très sûr de lui.
On a commencé à discuter un peu, puis comme ça l’air de rien, il me raconte que récemment il avait eut affaire à une famille d’indiens :
« Vous savez les indiens, ils utilisent pleins d’épices qui sentent bizarre.., ils font du curry toute la journée dans la maison. C’était toute une famille, ils nous ont rendu l’appartement dans un état ! ça puait le curry, les murs étaient marrons tellement ils avaient dû en cuire toute la journée, c’était dégeulasse » m’expliqua-t-il sur un air de connivence et de dégoût.
J’étais un peu surprise qu’il me raconte ça.
Ca commence bien...

J. n’arrivant toujours pas et Mr I. étant un peu pressé, il commence à sortir les papiers, à me donner des explications sur les règles à respecter dans l’appartement. Puis me demande de remplir des cases : mon nom, mon adresse, mon téléphone portable, sur le contrat. J’étais un peu étonnée, je pensais seulement être venu servir d’interprète.. Il me dit que c’est obligatoire, qu’on ne peut pas remplir un dossier seulement avec une personne ne parlant pas japonais, et qu’en conséquent je devenais garant ou référent.( !?)

Puis il me demande de remplir les infos concernant J., je lui réponds que je ne connais pas son nom. Il commence à prendre un air un peu inquiet, je lui explique que je n’ai jamais rencontré J., que c’est un ami d’ami.
Il poursuit en me demandant son numéro de téléphone, je lui explique que J. vient à peine de descendre de l’avion et qu’il n’a pas encore pu s’équiper mais qu’il le fera certainement au plus vite. D’un air de plus en plus suspicieux, il m’explique que « oui mais bon c’est obligatoire ».

Là, je reçois un appel de J. d’une cabine, qui m’explique que son taxi l’a déposé au mauvais endroit, qu’il en reprend un, mais qu’en plus il a un gros souci : il a essayé de faire un retrait mais celui-ci étant plafonné à 50.000 yens journaliers, ce qu’il ignorait avant d’arriver, il n’a pas la somme totale demandée sur lui.
Là, les gouttes de sueurs commencent à me perler du front. Je suis face à un mec qui n’a pas l’air d’avoir d’opinions particulièrement positives vis à vis des étrangers mais une série de malchance, un concours de circonstances dont on n’est pas totalement responsable, fait qu’on ne va que renforcer ses à prioris.

J. arrive finalement en s’excusant de son retard, on fait les présentations, et arrive le moment fatidique du paiement où je dois lui annoncer le plus délicatement possible qu’il manque une partie de la somme.
Là, le mec déjà nerveux, explose littéralement : grand soupir, il se prend la tête entre les mains en disant « je suis dans la merde, je suis dans la merde...* » avec tout le visage qui tremble de manière assez théâtrale.
Il nous regarde alors droit dans les yeux et nous balance : « haaa, c’est vraiment les différences de culture.. on peut VRAIMENT pas (vous) faire confiance » (« vous » désignant évidemment tous les étrangers, la phrase n’était pas construite de cette manière en japonais, mais le sens était le même )
Je n’ai pas pas pu m’empêcher de le reprendre et de lui demander de ne pas mettre ça sur le dos des différences culturelles, qu’on savait que l’on était en tort, que l’on s’excusait infiniement, mais que J. ignorait cette limitation de retrait depuis les banques japonaises et qu’il ne pourrait retirer que le lendemain.

Evidemment, attitude totalement proscrite au Japon : avoir réponse à tout (la colocataire avec laquelle ça ne passait pas très bien l’année dernière m’avait reproché la même chose, tout se passait en revanche parfaitement bien avec la 2ème colocataire, qui expliquait nos mésententes par le fait que nous soyons toutes les 2 de groupe sanguin O, ce qui nous rendait têtues**...).
Dans la même situation, un japonais aurait sûrement déballé les formules de politesses ad equat, les courbettes à angle parfait, réalisées dans un timing parfait. Ce que je ne sais pas faire. De plus je ne maîtrise absolument pas le langage de politesse japonais, assez complexe, ayant appris sur le tas, ce qui me met dans une situation encore plus délicate à ce moment là.

Dans l’idéal, selon la version "Nadine de Rotschild au pays du Soleil Levant" (c’est-à-dire que ça ne se passe certainement pas toujours ainsi dans la réalité), et d’après ce que m’avait expliqué mon copain, lors d’un conflit, l’un des 2 protagonistes se doit de prendre les fautes sous sa responsabilité et de dire 情けない : nasakenai : je suis lamentable, pitoyable, honteux. Là où on aurait, il me semble, plus tendance à avoir le dernier mot en France.

Mr I. avait tout à fait raison de se mettre en colère, ce n’est pas ça que je remets en question, mais ce qui ne me plaisait pas c’est qu’il fasse l’amalgame « étranger = voyou, malhonnête, indien = sale, etc.. ».
Et puis il fallait bien que je lui fournisse des explications.
(Je mourrai d’envie de lui raconter que justement, on venait de virer de mon école une élève japonaise, une femme assez bizarre d’une quarantaine d’années qui avait manqué plusieurs fois les rendez-vous pour venir payer, avait réservé puis annulé des tas de cours, et avait par dessus le marché donné un faux n° de téléphone et une fausse adresse mail.)

Tandis qu’il continuait à nous dire qu’on le mettait dans la merde, qu’on avait rompu la promesse, que c’était toujours problématiques avec les étrangers, etc.. j’essayais de trouver des solutions : que J. dorme à l’hôtel cette nuit et qu’il revienne le lendemain avec la somme complète pour récuperer les clés, par exemple. « Non, non, non je vous donne les clés aujourd’hui... mais je suis dans la merde... pfff ». Problème sans issue, impasse, ça me faisait vraiment penser aux disputes avec ma colocataire l’année dernière.

Je lui propose alors que l’on ré-essaie de retirer, plus pour lui montrer notre bonne volonté que dans l’espoir d’y parvenir. Au retour du 7/11 je lui explique à nouveau que ça n’a pas été possible, que les retraits sont limités à une somme journalière ce à quoi il me rétorque avec un regard méprisant « et alors, moi je peux bien retirer 500.000 yens par jours » « Oui, parce que vous êtes dans une banque japonaise ».
Il a fini par nous laisser les clés, et accepter que J. revienne donner le reste de la somme le lendemain, en nous disant qu’on avait vraiment de la chance d’être tombés sur lui, que dans une autre agence ça ne se serait pas passé comme ça...

Voilà, sur le coup j’étais vraiment énervée, peut-être encore plus du fait qu’il soit jeune, non pas que j’excuserais plus facilement un vieux mais je me serais dit « laisse tomber ». Evidemment sous la colère, j’étais presque tentée de penser « ils avaient raison, les japonais bla bla...». Puis quelques minutes après, je me suis reprise et me suis dit qu’il ne fallait surtout pas que comme ce Mr I., je fasse une généralité d’un cas particulier, qu’il n’engageait pas tout le Japon dans sa connerie personnelle.

D’ailleurs on a passé un très bon moment ensuite à discuter au comptoir d’un petit resto à ramen avec la serveuse, une petite vieille adorable dont la fille a appris à chanter l’opéra en Italie, du Verdi nous a-t-elle précisé, en nous faisant une imitation très comique de chant d’opéra. Lorsqu’on s’est levés pour partir, elle a fait le baise-main à J. tellement elle le trouvait beau avec son air italien. Elle avait l’oeil, J. a réellement des origines italiennes.



* Je traduis « je suis dans la merde » pour faire plus court ; mais il disait en fait 困りました: komarimashita : ça me met vraiment dans l’embarras, dans une mauvaise situation, ce qui n’a rien de grossier.

** Ici Madame Soleil parle de groupes sanguins, et s’en balance des signes du zodiaque.
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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 16:13
Comme chaque année début Février, avait lieu la fête de Setsubun. (setsubun 2008) - Fête qui consiste à manger des maki sushi, et à éloigner les mauvais esprits de la maison. Les adultes portent ce genre de masque (photo ci-dessous), et les enfants leurs jettent des graines de soja en criant "Oni wa soto, fuku wa uchi" (Dehors les démons, le bonheur dans la maison). On peut acheter n'importe où les sets masque+graines.

Nous avons donc passé la journée chez Bobby, à Istukaichi (une petite ville à 20 min du centre d'Hiroshima)

jud à Hiroshima jud à Hiroshima jud à HiroshimaMalgré le froid de canard les gamins ont passé la journée à s'occuper du bbq dehors pour faire griller des saucisses et du poisson.

jud à Hiroshima2 futurs salarymans

jud à HiroshimaJe trouve cette photo effrayante. La petite Yurika, seule devant la télé dans cette grande pièce.

jud à HiroshimaBobby et Daiji qui immitait le personnage d'un vieux film japonais, dont le personnage le plus effrayant porte un masque parce qu'il a eut le visage brûlé pendant la guerre. L'histoire se déroule dans les années 50 ou 60, dans une famille dont le pâtriarche vient de mourir. Le testament est assez compliqué et de mysterieux assassinats ont lieu parmi les éventuels héritiers, un détective vient y mener l'enquête.

jud à HiroshimaBobby et son fils Kaku, 2 ans.

jud à HiroshimaShiho, Bobby et Sarika qui jouent à la famille
Shiho, une fille qui se laisse pas marcher sur les pieds : je la trouve un moment au téléphone en train de parler comme un vieux yakuza, très sèchement avec les "r" roulés. Lorsqu'elle raccroche, je lui dis "hé ben ça rigole pas, on aurait dit une yakuza !" Elle me répond "non, justement je parlais à un yakuza"
"?"
Shiho tient un petit bouboui à ramen. L'homme à qui elle parlait est un client habitué, qui selon elle s'est mal conduit dans son établissement ces derniers temps, et a fait preuve de mauvaises manières. D'où ce coup de fil un peu violent.  Je lui ai demandé si elle n'avait pas peur, de parler comme ça à un yakuza, elle m'a répondu que non, parce qu'elle leur parlait avec le coeur, sans faire de détour et que de toute façon, il savait qu'elle pouvait appeler la police en cas de souci.

jud à HiroshimaPub nintendo ?

jud à Hiroshima jud à HiroshimaLe fils aîné de Bobby, Aruki (4 ans) qui a demandé quand je suis arrivée si j'étais une "eigo no hito", ce qui est représentatif de l'image que l'on se fait des étrangers au Japon. Les enfants (et d'ailleurs pas seulement les enfants...) pensent que le monde se divise en 2 catégories : Le Japon, où l'on parle japonais, et le reste du monde (l'extérieur) où l'on parle anglais. Eigo no hito se traduirait plus ou moins par "une personne de l'anglais"... un anglais ou une personne anglaise se disant "igirisujin"...

jud à Hiroshima jud à HiroshimaDaiji encore tranquille en train de sirôter son imoyuwari (shochu à l'eau chaude)...

Puis l'attaque des petits morveux qui lui ont même sorti "la ferme, gros ours noir!"
jud à Hiroshima jud à Hiroshima jud à Hiroshima
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Published by jud3030 - dans Home party
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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 07:47
Mes 3 méchants, suite à la requête de Clarence Boddicker.

Les premiers visages de méchants qui me sont immédiatement venus à l’esprit étaient des personnages petites fouines - petite pestes - petites frappes lâches, genre Steve Buscemi, John Turturro, ou des gros salauds à la Harvey Keitel, Michael Douglas, ou encore la version britannique, Tim Roth, mais ils ont déjà tellement la gueule de l’emploi que je me suis dit que ce ne serait pas très marrant...



1° - Ok, Sin City, c’était facile, pas vraiment de héro classique, représentant du bien absolu, la ville ne porte pas ce nom pour rien, « la ville du péché ». Tous les personnages sont plus ou moins des crapules à la gueule fracassée, au passé peu reluisant, si ce n’est le flic Hartigan.
Mais le pire d’entre tous, c’est Kevin.


Avec sa petite gueule lisse et angélique de premier de la classe bien propre sur lui, de petit geek à lunettes, son pull en cashemire et ses baskets impec’ , Kevin est un monstrueux cannibale, qui dévore ses victimes, file les restes à son klebs, et garde les têtes en trophée. Il va jusqu’à forcer l’une d’entre elles à manger ses propres doigts.
Ce qui frustre le plus et le rend antipathique au maximum c’est qu’il ne dit jamais un mot, mais là où on le déteste encore plus, c’est qu’il pousse le vice à gâcher tout notre plaisir lorsqu’il se fait enfin choper : il reste de marbre, souriant même, ne bronche pas, ne bouge pas un cil alors qu’il se fait tronçonner les 2 bras et les 2 jambes tout en se faisant bouffer par son propre chien.
Si c’est pas un gros salaud celui-la...


2° - Alors lui, je sais pas si on peut vraiment le classer dans les méchants du cinéma bien qu’il y ait eut un film (mauvais d’après ce que j’ai entendu dire).
Patrick Bateman, le personnage d’American Psycho.


Lui je crois qu’il les accumule toutes dans la catégorie sale ordure :  yuppie new-yorkais commettant les pires crimes et viols avec actes de tortures extrêment sadiques décrits en détail et totalement insupportables, commis sans la moindre émotion, il agit plus ou moins sur des coups de tête, sans réel motif.
Les seules choses qui le préoccupent vraiment sont le fric, le luxe, les marques qu’il énumère jusqu’à nous faire vomir, les drogues, l’apparence, les célebrités, les restos et fêtes mondaines, le prix de sa chaîne hi-fi...
Il déteste tout le monde, ses collègues, les femmes, les pauvres, les homos.. bref vraiment le mec bien puant mais qui affiche en public un visage d’homme honnête et bien pensant aux préoccupations humanistes.
Contrairement à Kevin, il ne se fait jamais attraper, d’ailleurs on ne sait pas si ses délits ne seraient pas uniquement le fruit de son imagination.


3° - Et un dernier, j’avoue que j’ai un peu séché arrivée au 3ème et que cela aurait mérité une meilleure réflexion, donc (sans grande conviction) :
Kiyoshi Yamazaki (fallait bien revenir un peu sur le Japon), le père dans Visitor Q, de Takashi Miike.


Bon, il ne tient pas à proprement parler un rôle de méchant dans le film, donc je suis limite hors-sujet, mais on ne lui donnerait pas pour autant le Bon Dieu sans confession.
Père d’une famille totalement déglinguée, il emploie les services de sa propre fille comme prostituée. En tant que journaliste, il filme à son insu son propre fils en train de se faire humilier et passer à tabac par ses camarades de classes (sans intervenir, ça va de soi). Il tue plus ou moins accidentèlement sa maîtresse qui refuse un jour ses avances, rapporte le cadavre à la maison et le viole avant de le découper avec l’aide de sa femme. Enfin, il décime à coups de hâche les camarades de son fiston venus une fois de plus fouttre le bordel à la maison.
Tout cela sans afficher d’état d’âme particulier, plus ou moins dans la joie et la bonne humeur, comme Charles Ingalls en train de bricoler dans sa petite maison.

Point en commun avec les 2 méchants précédents, dans la rue il passerait pour un citoyen lambda (bon, oui.. si on oublie le fait que Kevin à les yeux qui brillent dans le noir, ce qui peut être gênant dans la vraie vie).

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Published by jud3030
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