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Ma vie quotidienne à Hiroshima depuis le 28 Juin 2007

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Aujourd'hui, j'ai testé pour vous... les hôpitaux japonais

jud à Hiroshima
 
Rien de très très grave mais ça aurait pu l'être si je n'avais pas été me faire soigner à temps : une infection urinaire que j'ai cru pouvoir soigner seulement en buvant de l'eau et qui est revenue en se propageant aux reins...

Le système médical japonais est assez différent du nôtre : pas de cabinets de docteurs privés chez qui l'on prend rendez-vous, si l'on veut voir un médecin il faut aller à l'hôpital.

Ce matin j'ai donc pris le taxi pour l'hôpital qu'on m'avait conseillé (un grand hôpital où soit disant le personnel parle anglais...)

Lorsque je suis entrée dans le bâtiment devant lequel m'avait déposé le taxi, j'ai eut un doute, même si je m'attendais un peu à ce que ce soit différent de nos hôpitaux, j'imaginais tout de même des murs blancs et vert pâle, des gens en blouse qui courent dans tous les sens, des néons pleins phare et une forte odeur de médicament qui déclenche chez la plupart d'entre nous ce reflexe pavlovien de peur et de panique.
Rien de tout ça, j'aurais pu être au rez-de-chaussée de n'importe quel bâtiment : bois, bleu marine, bleu turquoise, petite lumière tamisée, très peu de monde, un calme incroyable (après j'imagine que pour les japonais qui connaissent ces lieux depuis l'enfance, l'état de panique lorsqu'ils entrent à l'hôpital doit être le même que pour nous)

Donc comme le doute persistait quand même, je suis allée demandé aux 2 dames de la petite cabine d'accueil si on se trouvait bien à l'hôpital - oui.

On m'a envoyé vers une 2e petite cabine d'accueil devant laquelle quelques personnes patientaient sur des rangées de chaises, j'ai expliqué que je voulais voir un médecin et demandé en même temps aux infirmières si elles parlaient anglais : là, regard de panique, elles se sont consultées et ont fini par sortir un gros manuel avec quelques phrases types traduites du japonais à l'anglais ainsi que quelques illustrations de corps humain plus que basiques et les traductions en anglais (genre bras, tête, jambe et oeil, ça n'allait pas plus loin). Donc voilà la réalité de ce fameux hôpital où l'on parle anglais.

J'ai donc dû au final répondre à des questions en japonais et expliquer en japonais ce qui m'arrivait (heureusement qu'en en discutant la veille avec une copine j'avais retenu quelques mots concernant mon problème)

J'ai ensuite patienté un peu avec les autres (pas tant que ça, mes amis m'avaient prévenu qu'un dimanche il risquait d'y avoir une longue attente), ensuite une dame a appelé "koteru-sama" (mon nom en japonais suivi du suffixe de client ((parenthèse dans la parenthèse : le mot client n'a pas tout a fait les mêmes délimitations que chez nous puisque ce mot signifie aussi "invité" donc pas de notion de commerce comme chez nous, on peut utiliser ce mot pour patient))

J'ai vu un 1er médecin, dans une pièce ouverte à la vue de tout le monde. Très gentille, elle a essayé de me dire 2-3 mots en anglais, mais avec l'accent et le masque sur la bouche je ne comprenais strictement rien ce qui fait que finalement nous avons poursuivi la consultation en japonais. Dans des moments de stress comme celui-ci j'oublie totalement mon japonais pôli (que je n'emploie guère et n'est pas vraiment étudié ayant appris sur le tas, contrairement à la plupart des étrangers qui commencent par le japonais pôli à l'école puis le japonais informel une fois au japon) donc je me suis exprimé genre vieux potes de régiment, je ne sais pas quelle impression ça donne, mais bon le principal était que nous nous comprenions.
Même les appareils sont différents : pour prendre la tension, pas de brassard, mais une grosse machine dans laquelle on enfile son bras, le tout est automatisé.

Je suis retourné attendre puis là un 2e médecin est venu me chercher, il m'a reposé quelques questions, m'a aussi parlé en anglais ("please seat down" et "please drink lots of water") sinon tout le reste et les choses compliquées en japonais. Puis il m'a prescrit des antibiotiques.

Je suis retourné à l'accueil, une dame est venue me chercher pour me donner la note : on prend la note, on l'insert dans un distributeur automatique puis l'on insère la somme demandée dans le distributeur qui nous rend la monnaie. Elle m'a à ce moment donné mes médicaments. En effet, au Japon, les médicaments précrits sont immédiatement fournis par le médecin (pas d'ordonnance pour aller à la pharmacie, ce qui est bien pratique), pas de boîte non plus, le nombre exact de médicaments nécessaire est mis dans une petite enveloppe.

J'ai du payé pleins pot puisque j'ai toujours eu mieux à faire que de penser à prendre une assurance, mais je n'en ai pas eu pour si cher que ça : l'équivalent de 60 euros pour une consultation, une analyse d'urine, une échographie et les antibiotiques.
 
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M
Et ben, plus de peur que de mal!! (encore qu'une infection urinaire, pour en avoir eu déjà eu une, je souhaite ca à personne... xD)<br /> Attention cependant, l'assurance c'est super important, je me suis rendu à Tokyo en avril pour un séjour d'étude, et quelqu'un ayant fait pareil a eu des problème avec sa maladie (diabète) et a passé plus de 1 semaine et demie à l'hopital (paf : 4000 euros, hum,.. et bon apétit biensûr!!... heureusement il était assuré). Profite bien du Japon, et merci pour tes aventures!! ^^
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J
<br /> oui je crois que pour ma 2e année ici je vais y songer un peu plus serieusement !<br /> <br /> <br />