J'ai récemment écrit un article sur ma première et mauvaise expérience de racisme subie au Japon (
ici)
Et bien, je viens d'avoir une discussion sur skype avec Shin-chan, un copain d'Hiroshima, parti depuis 4 mois vivre à Marseille avec un visa Working Holiday et il se trouve que justement lui aussi, pour la 1ère fois depuis son arrivée en France, vient d'être victime de racisme :
Il s'est fait refusé l'entrée d'un club à Aix-en-Provence ! Les autres personnes l'accompagnant on pu rentrer, et on lui a apparemment dit que c'était louche, que les japonais étaient rares dans le coin....
Il était lui aussi très en colère, mais comme moi, il m'a dit que c'était vraiment sa seule et unique expérience dans le genre depuis son arrivée en France, et qu'il était du reste très content de son séjour et de toutes les personnes qu'il rencontrait. Il avait honte pour ce qui nous était arrivé de notre côté.
J'ai beaucoup aimé sa réflexion "Moi aussi maintenant je suis un gaijin... mais de temps en temps je l'oublie" (en japonais). Il n'a encore vraiment pas eut le temps de se mettre sérieusement au français, en dehors des 2-3 conneries que lui apprennent les amis, ce qui le frustre énormément.
Pour l'instant il est vraiment motivé pour prolonger son séjour au-delà de son visa. Il a trouvé rapidement du travail, d'abord dans un excellent restaurant italien, puis maintenant dans une sushiya (qu'il qualifie de Mac Donald !!) et démarre le mois prochain dans les cuisines du bar/restaurant d'un ami, en tant que cuisinier japonais.
Il est vite devenu la "star locale" vu le peu de japonais vivant à Marseille, ce qu'il semble plutôt apprécier. Il m'a fièrement appris qu'il n'avait pas d'amis japonais (contrairement à une autre amie installée sur Paris, qui n'a, elle, quasiment aucun ami français, en dehors de ceux de Marseille)